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BERTRAND CHAMAYOU : PAUSE PLAISIR

CONCERT – Il a raflé en février sa troisième Victoire de la musique classique (meilleur enregistrement de l’année), il a parcouru l’Europe pour une tournée sportive autour de Liszt et fait ses débuts un peu plus tôt à New York. Dans cette carrière exponentielle, le pianiste Bertrand Chamayou éprouve « beaucoup de plaisir » à venir à Agen, à l’invitation de l’association Artepiano qui, depuis presque vingt ans, inscrit jeunes talents et musiciens confirmés pour deux concerts par an au théâtre Ducourneau.

« En dehors des concerts liés aux tournées et aux disques, explique le pianiste, je fonctionne à l’affectif. Olga Nicolas, la présidente d’Artepiano, et moi avons une amie commune qui m’a soutenu à mes débuts. Alors, je lui ai dit oui ! » Agen, qu’il connaît pour y avoir donné un concert avec l’ONBA, est « entre Toulouse et Bordeaux », deux villes qu’il aime particulièrement : l’une est sa ville natale, et l’autre, une cité où il aime jouer et envisage d’établir une résidence artistique. Et, surtout, Agen lui donne l’occasion de rencontrer un jeune public (les jeunes musiciens de l’école de musique, du lycée Palissy, du collège Ducos-du-Hauron), une activité qu’il adore. « C’est une des conséquences positives de cette troisième Victoire de la musique classique: l’émission touche un large public et interpelle quelques jeunes. »
Transition

Après cette année forte en émotions autour de son intégrale des Années de pèlerinage de Liszt (édité chez Naïve), Bertrand Chamayou souffle : « C’est une phase de transition pour moi, en attendant un nouveau projet discographique. » À Agen, il donne un récital autour de Liszt, Franck et Saint-Saëns : des extraits des Années de pèlerinage, « pour continuer à évoquer cette intégrale, un événement important pour moi ». De cette montagne (trois heures de musique), il a choisi peut-être le meilleur : les Sonnets de Pétrarque 104 et 123, le Après une lecture de Dante et le Sposalizio, évoquant les lectures et émotions de Liszt en Italie. En Lot-et-Garonne, il a demandé à avoir « son » piano, un Steinway toulousain sur lequel il a enregistré ce coffret. « Je rejouerai aussi Prélude, choral et fugue de Franck (enregistré en 2009 chez Naïve). Et puis, du Saint-Saëns, un compositeur paradoxal pour moi. Je l’aime, mais il faut trier ! J’ai lu toute sa production pour piano, près de huit heures de musique, pour sélectionner 30 à 40 minutes que je juge vraiment bien. Ce sont des pièces légères, presque de salon, ayant beaucoup de charme. »

Agen. Vendredi 13 avril, 20 h 30, théâtre Ducourneau. 15 à 26 €. 05 53 66 26 60. Rencontre ouverte au public à 14 h, au théâtre. Entrée libre.
Article paru dans Sud Ouest du dimanche 8 avril 2012.

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