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Concours Société Générale : Le choix des rois

CONCOURS – A l’issue du premier concours de prêt d’instruments organisé par Mécénat Musical Société Générale, six violonistes repartent avec un des six violons d’exception proposés : Malika Yessetova avec « Le Parisien » d’Isabelle Wilbaux et Martin Heroux, Anastasia Karizna avec le Patrick Robin de 2008 et Da-Min Kim avec le Marcus Klimke de 2012. Le violon de François Varcin sera joué par Leo Marillier, celui de Silvio Levaggi par Raphaëlle Moreau et celui d’Andrea Frandsen par Hildegarde Fresneau.
Pour les douze participants, le plus difficile ne fut pas de réussir l’audition. Ces futurs violonistes de haut niveau ont en effet l’habitude de jouer une partita de Bach ou la Tzigane de Ravel. Par contre, choisir parmi six violons d’exception celui qui vous accompagnera pendant trois ans, voilà qui est plus délicat !
Durant deux jours, ces violonistes de 16 à 27 ans ont auditionné devant un jury composé de personnalités du monde musical : Gaëlle Le Gallic, productrice à France Musique, Olivier Charlier et Marie-Françoise Pallot, professeurs de violon, et Alain Meunier, violoncelliste et président de Mécénat Musical Société Générale. Après leur passage devant les jurés, chaque candidat a pu essayer librement les six violons de facture contemporaine.
Devant les six étuis ouverts et les violons savamment étiquetés, la première candidate avait joué la carte de l’humour : « on pourrait se croire devant les vaches du Salon de l’agriculture !». Chaque candidat a dû indiquer ses violons préférés, le choix se fondant sur le ressenti de l’interprète comme sur l’adéquation entre le jeu et les qualités du violon : « Mon style est parfois trop sec, confiait l’un d’eux, et je cherche un violon qui m’aidera à corriger cette tendance ». Qu’ils se rêvent soliste, en trio, à l’orchestre, la majorité des candidats affirment rechercher plus de puissance sonore, une qualité des violons contemporains, afin de mieux toucher leur auditoire. Certains cherchent le meilleur allié pour passer un concours ou réussir un examen.
« Nous avons engagé cette démarche pour procurer de bons instruments à ces très bons interprètes, explique Alain Meunier. Ce qu’ils souhaitent faire plus tard n’est pas un critère, tout simplement car ils sont jeunes et que cela peut changer ! À qualité musicale égale, nous avons privilégié les violonistes qui n’ont pas de violon à eux. Il y a vingt ans, j’ai acheté un Stradivarius avec le fruit de mes cachets, le prix d’un appartement parisien à l’époque. Aujourd’hui ce n’est plus possible : un tel violoncelle vaut le prix d’un hôtel particulier. Mécénat Musical répond à ce souci et aussi à celui de défendre la facture contemporaine. Artistes et luthiers ont engagé une profonde réflexion sur le timbre et sur le son depuis vingt ans. Il faut l’accompagner. »
Article paru sur le site de Mécénat Musical Société Générale

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