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Thomas Dunford, enfant de la Bâle

FESTIVAL – La musique ancienne est une grande famille. Et l’Abbaye aux Dames, sa résidence d’été. Les mélomanes d’hier découvraient Jordi Savall et Hopkinson Smith. Ceux d’aujourd’hui découvrent la génération suivante. Thomas Dunford est le fils de deux grands gambistes, Sylvia Abramowicz et Jonathan Dunford. Lui, qui vient jouer seul avec son luth mercredi matin dans l’auditorium de l’Abbaye, a sûrement connu ses vieilles pierres, enfant. Elève de Smith à la Schola Cantorum de Bâle, où ses parents ont été les disciples de Savall, il consacre son concert à John Dowland, grand compositeur de l’Angleterre élisabéthaine. Thomas Dunford aime dans ses chansons pour luth solo la place qu’elles laissent au silence : « Souvent dans la musique, les moments qui nous touchent sont les plus simples, les plus intimes, les plus doux. Dans notre monde agité, cela fait du bien d’avoir un peu de calme ! Laisser quelques temps de silence permet à la musique d’être plus digeste, d’avoir le temps de s’exprimer. » Pourtant, si le concert s’intitule « Lachrimae », en référence à l’une des mélodies les plus populaires de Dowland, pas de mélancolie en vue. « Il a beaucoup voyagé et ses pièces sont de tous les styles. Il écrit pour parler des femmes qui le séduisent comme dans « La Mia Barbara », ou « Miss’s Winter Jump » qui nous laisse imaginer une femme en train de sauter ! » Dans Dowland, on danse, on saute, on s’apprivoise, comme ces enfants qui jouent dans la cour de l’Abbaye. Seront-ils les vedettes du Festival de Saintes en 2035 ?

Saintes, mercredi 17 juillet 2013, à 11 h. 

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