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Compte-rendu : Steve Reich par le quatuor Prométhée et les Proxima Centauri

COMPTE-RENDU – Une rencontre improbable mais simplement réussie. Liés par une scénographie efficace, les musiciens, qu’ils viennent de l’ONBA ou des Proxima Centauri, ont tous donné à la musique expressivité et force : le saxophone suave de Marie-Bernadette Charrier, le violoncelle sensible et illusionniste de Benjamin Carat en tête. Au jeu des décalages, des échos, de la spatialisation, ce programme mélangeant des esthétiques différentes, a révélé sa cohérence. Une pièce de Scelsi si tendre, une autre de Harvey envoûtante, le tout relié par le beatbox des Bionicologists, qui ont séduit un public jeune et enthousiaste. La création de Juan Arroyo qui évoque une tempête de sable en utilisant chuintements, notes soufflées et aspirées, a du mal à se glisser dans cet ensemble.
Cette première partie prépare la seconde, grisante. Au delà du thème – le rail pour « Different trains » – la musique de Steve Reich se prête idéalement au voyage, au mouvement. Bravo à Charles Guivarch, administrateur de l’ONBA d’avoir commandé – à l’époque pour Rennes – au vidéaste Herman Kolgen une illustration de cette merveilleuse pièce. Des paysages vus de train sont balayés par un vent magique qui soulève les arbres de métal de la ville. Les cendres et la neige évoquent avec discrétion et pudeur la Shoah. Sur ces images grises, le quatuor Prométhée met de la couleur.
Vendredi 22 novembre à l’auditorium de Bordeaux.

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