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Maria-João Pires en duo à Bordeaux et Toulouse

CONCERT – La pianiste portugaise s’associe au violoncelliste brésilien Antonio Meneses pour une soirée dédiée aux superbes sonates de Beethoven.
Régulièrement, cette vidéo réapparait sur les réseaux sociaux, les blogs et les sites d’information. Elle montre une pianiste aux cheveux courts, sur scène à Vienne sous la direction d’un chef illustre, Ricardo Chailly, prise de panique. En entendant l’orchestre débuter un Concerto pour piano de Mozart (le K466), elle réalise qu’elle s’attendait à jouer… un autre Concerto de Mozart. Cette histoire, qui a plus de dix ans, est célèbre car non seulement la pianiste portugaise Maria-João Pires s’est souvenue de la partition en quelques secondes, mais surtout elle en a donné une version superbe, délicate et colorée.
La mémoire prodigieuse de Maria-João Pires n’est pas sans rappeler une autre pianiste d’exception, l’argentine Martha Argerich. Ces deux étoiles du piano ont également une grande tendance au trac qui les conduit à préférer monter sur scène avec d’autres solistes, souvent pour le plus grand plaisir des spectateurs. Après Paris et avant Toulouse, Maria-João Pires est mercredi soir à l’auditorium de Bordeaux puis à Touloue avec le violoncelliste brésilien Antonio Meneses, jadis membre du Beaux-Arts trio. Les deux musiciens ont déjà réalisé de nombreuses tournées ensemble ainsi qu’un disque (récemment édité chez Deutsche Grammophon).
Ils ont choisi de jouer trois sonates de Beethoven, le premier compositeur dans l’histoire de la musique classique a écrire des « grandes » pièces où leurs deux instruments sont valorisés à part égale. En ouverture de la soirée, la sonate n°2 opus 5 écrite en 1796 exige deux grand instrumentistes. Le piano – ou le clavecin – n’est plus un simple soutien mais bien un partenaire qui initie, reprend, ou développe les thèmes musicaux, rivalise en lyrisme et en virtuosité avec le violoncelle, comme dans la sonate n°3 opus 69 composée en 1807. La sonate n°17 opus 31 remplace la sonate de Schubert initialement prévue. La pianiste laissera son comparse sur scène pour jouer la fameuse Première Suite pour violoncelle seul de Bach.
Mercredi 27 novembre, 20 h, Auditorium de Bordeaux, 9 cours G. Clemenceau. 8 à 35 €. 
Jeudi 28 novembre, 20 h, Halle au Grains de Toulouse. 16 à 56 €. 

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