Compte-rendu : première rencontre avec le chef Andrew Gourlay

COMPTE-RENDU du concert de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine dirigé par Andrew Gourlay

Eric Le Sage est un fidèle de la musique de Robert Schumann. Il sait trouver la distance juste et révéler le lyrisme du célèbre Concerto pour piano sans fioriture inutiles ni romantisme empesé. Son toucher franc, presque vertical laisse clairement chanter les deux voix du piano. Il conclue sa prestation bordelaise en duo avec Kenji Nakagi, dans la transcription pour violoncelle et piano de « Abendlied » extrait des douze pièces pour quatre mains de Schumann. Kenji Nakagi donnait son dernier concert comme violoncelle solo de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine. La tendresse de son archet et son engagement ont souvent été salués dans ses pages.

Même à distance, Paul Daniel veille sur « son » orchestre. On lui doit la bonne idée de faire venir le jeune chef Andrew Gourlay, remplaçant au pied levé. Déjà dans le Concerto, on percevait sa maîtrise et son aisance, qu’explique un impressionnant C.V. plutôt centré sur le Royaume-Uni. Il faisait à Bordeaux ses débuts en France et la symphonie n°3 de Mendelssohn dite « l’écossaise » lui a permis de montrer ses qualités: une fougue maitrisée et une juste autorité, notamment avec les cordes qu’il guide tel un cavalier. Le chef alterne douceur et tension, allant et saccade, tout en gardant dans la ligne musical une belle précision… quelle géniale douche écossaise ! Avec cette symphonie à l’écriture parfois désuète, il raconte une épopée. Les musiciens de l’ONBA offrent des couleurs insoupçonnées (les quatre cors tout en douceur !) Réjouissons nous : Andrew Gourlay devrait revenir en janvier.

Mercredi 19 mars à l’auditorium de Bordeaux. Reprise le 20 à Bordeaux. 8 à 35 €. 05 56 00 85 95.
et dimanche 17 h, à l’Olympia d’Arcachon. 23 et 28 €. 05 56 22 01 17.

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