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Elisabeth Vidal, surprenante diva

CD – Du crossover chic, surprenant, pas mal ficelé et une voix superbe : La Cantadora.

La plus haute voix du monde ? Le surnom de la soprano Elisabeth Vidal ressemble à un slogan marketing mais on veut bien y croire à l’écoute son dernier enregistrement : La Cantadora (Universal) mélange d’arrangements rock et de mélodies classiques chantée par sa très belle voix de colorature. Surprenant de la part de cette chanteuse lyrique au parcours traditionnel : formée à l’Opéra de Paris, remarquée au Festival d’Aix-en-Provence avant lancer les aigües de la Reine de la Nuit dans les opéras du monde entier, à la même époque qu’une certaine Natalie Dessay.
Dans la lignée des Pavarotti et Klaus Nomi, Elisabeth Vidal reprend les tubes du classique comme La Danse du sabre de Katchatourian (très réussi), Les Quatre Saisons de Vivaldi (un peu trop 1980′) ou L’Ave Maria de Gounod (disco new age), la Suite en ré de Bach … le tout cuisiné à la sauce chanson/pop par Stéphane Gaubert, l’arrangeur de Julien Clerc et La Nouvelle Star. Corseté comme à l’opéra mais arborant un charmant bibi, une cape et un legging, La Cantadora ne manque pas d’humour. « Rien n’est à négliger pour faire découvrir le classique à tous, explique Elisabeth Vidal. Beaucoup de gens ont Mozart, Bach et Tchaïkovski dans leurs iPod et pensent que ces airs ne sont que des musiques de film ou de publicité. »
A la différence de nombre de projets « crossover » ( « mélange des genres »), La Cantadora est, n’en déplaise aux puristes, le fruit d’un travail sonore minutieux. « Ce n’est pas une sortie en variété pour soprano en fin de carrière, précise la piquante diva, je n’ai pas perdu mes moyens vocaux. J’ai été très exigeante avec les gens du label Mercury pour garder la brillance de la voix lyrique et surtout l’esprit des œuvres. » Une exigeante attendue de cette prof de chant au Bolchoï où enseigne également son mari, le baryton André Cognet. Il est à l’origine d’un programmes de récital « De Bach aux Beatles » qui avaient séduit le public et mis la puce à l’oreille des deux chanteurs, les amenant sur la voie de « La Cantadora ». 

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