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Requiem de Mozart : la mini-série d’Insula orchestra

 CD – Le jeune orchestre fondé par Laurence Equilbey sort le 29 septembre son premier disque consacré au Requiem de Mozart. Pour accompagner cette sortie, l’ensemble a concocté un dispositif de vidéos très original, afin de cibler un public plus jeune.

Tout a commencer par un « teaser », une bande-annonce, comme on le ferait pour un film. Ce n’est pas un film mais un disque qu’Insula Orchestra, l’orchestre sur instruments d’époque de Laurence Equilbey, annonce par cette petite video, son premier disque : le Requiem de Mozart (sortie prévue le 29 septembre chez Naïve).

Un docu-fiction autour d’un ado mélomane
Cette vidéo n’est pas un documentaire sur les répétitions de d’Insula orchestra, du choeur accentus et des solistes dans la chapelle royale du château de Versailles. Il se nomme « Log book » (journal de bord) et commence par une lettre : « Chère Laurence Equilbey… je m’appelle Lorenzo, je suis un passionné de musique classique et vous n’imaginez pas ma joie lorsque j’ai appris que vous alliez enregistrer le Requiem de Mozart… ».

Lorenzo, le héros de ces vidéos, s’incruste donc à l’enregistrement… Au fil des cinq épisodes, cet adolescent passionné bombarde l’équipe d’Insula orchestra de questions et de remarques sur cette œuvre pleine de mystères. On le voit commenter les répétitions, les prises et même se prendre en photo avec les solistes… son rêve ? Un selfie avec Sandrine Piau !

A l’avant-garde du marketing digital musical
Cette approche de marketing digital est encore une rareté dans le secteur de la musique classique en France. Déjà en avril 2014, Insula orchestra avait organisé une expérience amusante : « Prenez la baguette avec Insula orchestra ». Les musiciens de l’orchestre, installés dans un centre commercial de La Défense à Paris, se laissaient diriger par les passants, amusés et… médusés. La vidéo de l’évènement a été vue plus de 6 000 fois.

« Ces expériences viennent d’une envie de s’adresser à de nouveaux publics », explique Olivier Leymarie, administrateur général d’Insula orchestra. Pour Laurence Equilbey, elles sont « des formes innovantes de propositions artistiques ». Au moment de créer cet orchestre sur instruments d’époque, la chef affirmait se « préoccuper des 14/20 ans car cette génération quasi-autonome est plus difficile à mobiliser ». (Lire l’interview de Laurence Equilbey en mars 2013)

L’écriture de la série autour du Requiem mêle fiction et documentaire. Les questions et réactions du comédien Lorenzo Lefebvre sont l’occasion d’expliquer pourquoi Le Requiem de Mozart est une partition si émouvante. On y apprend que Mozart a renoncé à être maître de chapelle à Versailles ou encore comment le compositeur évoque sa mère dans le « Recordare » du Requiem. La mini-série permet aussi de faire tomber quelques idées reçues : le commanditaire de l’œuvre n’est pas un inconnu masqué et vêtu de noir, comme le suggérait Amadeus, le film de Miloš Forman. (Si vous voulez en savoir plus sur les erreurs du film, lisez le blog de Michèle Lhopiteau)

La surprise vient aussi de Laurence Equilbey qui se prend au jeu. Bousculée, touchée mais aussi parfois agacée par l’attitude culottée du jeune ado, elle montre que l’on peut parler intelligemment de la musique classique… sans la sacraliser.

Une partie de cet article a été publié sur le site de Mécénat musical Société Générale, mécène d’Insula orchestra. 

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