Sept musiques inédites pour Stella Montis Stella-2Bmontis Full view

Sept musiques inédites pour Stella Montis

INTERVIEW – L’ensemble vocal Stella Montis qui fête ses vingt ans a passé commande à sept compositeurs français. Les explications de son directeur Frédéric Serrano.

Sept créations : un programme extraordinaire pour un chœur comme le votre ?
Frédéric Serrano : Oui. Il marque le troisième acte des célébrations des vingt ans de Stella Montis. J’ai contacté sept compositeurs de tous âges pour qu’ils écrivent une œuvre spécifiquement pour nous. Les pièces devaient répondre à deux critères : être a cappella et ne pas dépasser dix minutes. Je n’ai pas fait de sélection a posteriori, à peine ai-je demandé quelques ajustements quand un passage d’une partition me semblait irréalisable ! Pour le chœur, c’est une manière d’éviter de tourner en rond. Et puis cela permet – sans prétention – d’étoffer le répertoire contemporain pour chœur a cappella, qui est un genre boudé par les compositeurs français, pas « à la mode » en tout cas… Ceci avec un soutien économique faible.

Comment avez-vous sélectionné ces compositeurs ?
… au fil des rencontres et des concerts. La plupart sont de la région comme Philippe Laval. David Atria est né en Belgique et vit à Bordeaux. Mathieu Ben Hassen a été l’un de nos chanteurs et nous travaillons avec lui depuis plusieurs années. Frédéric Ruiz et Nicolas Marty sont deux élèves du conservatoire de Bordeaux (CRR) que son directeur, Jean-Luc Portelli, m’a suggérés. Et puis il y a Frédéric Serrano, un compositeur lyonnais dont j’ai entendu parler à cause de son nom, le même que le mien (rires).

Quelle a été leur source d’inspiration ? Leur style ?
Les sept œuvres sont très différentes. Les compositeurs avaient carte blanche, à l’exception de Mathieu Ben Hassen à qui j’ai suggéré un cantique de Saint-François d’Assise autour de la nature. David Atria a composé sur un mot grec « Anapausis » qui évoque le repos, notamment dans les Evangiles. Les autres œuvres ne sont pas d’inspiration spirituelle. Philippe Laval est un joueur de sons qui a écrit une pièce très drôle autour de consonnes et sur le thème du couple ! Celle de Frédéric Ruiz est une nappe sonore atonale qui évolue sans cesse. Marty utilise le souffle, les chuchotements, les silences.

Samedi 6 décembre à 20 h 30, église de Blanquefort. Le 7 décembre à 17 h à Saint-Martial (Chartrons). 5 et 10 €. Gratuit pour les étudiants du Conservatoire et en musicologie.

ECOUTER !

David Atria

Mathieu Ben Hassen

Mathieu Ben Hassen requiem par webchroniquelocalemfj

Alain-Paul Gaillot

Philippe Laval

Frédéric Serrano

Leave a comment