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Saintes : le Ballet royal de la nuit

FESTIVAL – La nouvelle édition du festival de Saintes s’ouvre avec la reconstitution du Ballet royal de la Nuit, fête historique marquant le début du règne de Louis XIV.

Savez vous d’où vient l’expression « le roi Soleil » pour désigner Louis XIV ? D’une nuit de fête de 1653 que le Festival de Saintes fera revivre ce soir aux mélomanes. Le concert d’ouverture de ce grand rendez-vous de la musique classique a été confié au jeune chef baroque Sébastien Daucé, les musiciens de son ensemble Correspondances et treize chanteurs.

Cet ancien bénévole du festival – il tenait la buvette ! – a reconstitué le « Ballet royal de la Nuit », une fête historique. « Louis XIV, comme toute la cour, aime danser, raconte Daucé. Mazarin, le grand ministre du roi, veut organiser d’extraordinaires festivités pour assoir le pouvoir du jeune Louis XIV, 15 ans. Il a l’idée d’un ballet de cour, une succession de danses dans les styles populaires de l’époque. Son thème ? La nuit, métaphore de l’instabilité politique qui a suivi la mort de Louis XIII, La Fronde. »

Propagande royale
Le Concert royal de la Nuit conte l’histoire d’un riche mercier parisien qui rentre chez lui un soir au bras de « coquettes »… La musique illustre différents aspects de la nuit : les ombres, la reine de Sabbat, des sorcières, des songes, et enfin, au petit jour, l’arrivée du Soleil, qui met de l’ordre dans tout cela !

Un grand succès. Pour preuve les nombreux récits de ceux qui ont pu assister au spectacle et qui ont eu même tendance à enjoliver les choses. « L’impact sur la cour fut tellement fort qu’on raconte que le spectacle a duré douze heures ! », s’amuse Sebastien Daucé. Le Concert se composait de 77 danses… Qui étaient peut être rejouées… Et peut être les danseurs s’arrêtaient pour se restaurer ! Pour le Festival de Saintes, nous avons choisi 50 danses pour ne donner « que » 1h30 de musique ! »

Trois ans de recherches ont été nécessaires à Sébastien Daucé pour en arriver là. Tombé par hasard sur un bout de partition à la Bibliothèque nationale de France, il a été frappé par la beauté de la musique, malheureusement anonyme. Ce claveciniste de formation à dû réécrire de nombreuses parties manquantes et compléter le tout avec des grands airs des compositeurs stars de l’époque, les italiens Rossi et Cavalli, invités à Paris par Mazarin. « C’est la musique que j’aime le plus au monde. » Nul doute que ce passionné a du y passer quelques nuits !

Le vendredi 10 juillet à 21 h, Abbatiale de l’Abbaye aux Dames, Saintes. De 8 à 48 € le concert. Formule de réduction à partir de trois concerts. 05 46 97 48 48.

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