Saintes : un week-end pas classique TrioChemirani1 © Thomas Dorn Full view

Saintes : un week-end pas classique

FESTIVAL – Diversité et émotions : une sélection de rendez-vous samedi et dimanche au festival de Saintes.

Du côté de chez Proust
Le violoncelliste Victor Julien-Lafferière et le pianiste Adam Laloum sont deux excellents musiciens de la jeune génération. Leur programme à Saintes est une association de chef d’œuvres de l’époque romantique avec deux sonates de Brahms et Franck. La première sonate pour violoncelle et piano de Brahms (op.38) connue un succès immédiat à sa création en 1865. Simple, légère, elle évoque des paysages frais et campagnards. Née dans un salon bruxellois en 1886, la sonate de Franck (1822-1890) fut d’abord composée pour violon et piano mais est aussi connue avec un violoncelle. La légende voudrait que ce soit cette sonate que Marcel Proust décrit dans « Du côté de chez Swann » comme la « Sonate de Vinteuil » avec sa petite phrase aux « voluptés particulières ». (Samedi 11 juillet à 11h, abbaye aux Dames). Un disque avec ce programme devrait paraitre en octobre chez Mirare.

Le Beethoven français
Le festival nous fait découvrir cette année des compositeurs peu connus Parmi eux : le français George Onslow (1784-1853), surnommé le « Beethoven français ». Comme son homologue allemand, Onslow compose dans le grand style romantique, grandiose, structuré mais avec peut-être un peu plus de tendresse que le fougueux Ludwig. Les deux compositeurs sont réunis dans le concert du Jeune Orchestre Atlantique, cette formation « maison » réunissant la crème des futurs professionnels de la musique. Ils joueront des extraits de « Caïn maudit » de Onslow et la Symphonie n°6 « pastorale » de Beethoven (Samedi 11 juillet à 17 h, abbaye aux Dames)

Bach… au saxophone !
Le festival de saintes propose cette année d’entendre Johann-Sebastian Bach, son compositeur fétiche, sous un autre jour. L’ensemble Bl!ndman, venu de Belgique, interprètent des pièces de Bach pour orgue avec… cinq saxophones. Un quatuor « classique » de saxophones (soprano, alto, ténor et baryton) ne pouvant pas égaler le large registre de l’orgue, le collectif a du trouver une astuce. Il utilise un tubax, un modèle de saxophone contrebasse inventé en 1999. Et les Bl!ndman auront aussi recours à l’électronique pour produire certaines sonorités extrêmement graves de l’orgue. (Dimanche 12 juillet à 13 h, abbatiale.)

Un concert des mille et une nuits
Le trio Chemirami permettra de terminer ce week-end musical en douceur. Chanteurs et percussionnistes, Djamchid le père et ses deux fils Keyvan et Bijane perpétuent la tradition des percussions persanes aux rythmes envoutants. Ils ajoutent quelques développements modernes qui donnent envie de danser ! Pour ceux qui ne sont pas sur place, rendez-vous sur internet pour suivre le concert en direct via la plateforme numérique de France Télévisions (www.culturebox.fr). (Dimanche 12 juillet à 22h)

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De 8 à 55 € le concert. Formule de réduction à partir de trois concerts. 05 46 97 48 48.

 

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