Quatuors Talich et Kadenza : puissance huit talich_quartet_1_bernard_martinez_1 - Quatuor Talich ©Bernard Martinez Full view

Quatuors Talich et Kadenza : puissance huit

CONCERT – Les experts et les jeunes ! Les Quatuors Talich et Kadenza montent ensemble sur scène. Le Quatuor Talich ? La crème du quatuor à cordes avec une carrière de plus de cinquante ans : fondé par le violoniste tchèque Jan Talich, il a trouvé en 1988 une seconde jeunesse sous l’impulsion du fils, Jan Talich Jr. Autant dire qu’ils sont porteurs de traditions ! Au cours d’une master-classe, les membres du Talich ont fait la rencontre d’une jeune formation, le Quatuor Kadenza, formé en 2004 autour de la Charente-Maritime. Ils ont joué tous ensemble l’Octuor opus 20 de Felix Mendelssohn et ce fut un coup de foudre musical pour les huit interprètes.

Bien plus précoce que W. A. Mozart, Felix Mendelssohn (1809-1847) a composé à onze ans ses trois premières pièces de musique de chambre, dont une pour quatuor à cordes. Quelque temps avant de finir son « Ouverture du Songe d’une nuit d’été », il compose son premier Octuor en mi bémol majeur, opus 20, une pièce d’une grande originalité. Elle n’imite en effet ni Mozart ni Beethoven et montre tout le génie de son auteur : vivacité, profondeur et liberté. Son contemporain, le compositeur Robert Schumann avouait lui-même que « ni dans les temps anciens, ni de nos jours, on ne trouve une perfection plus grande chez un maître aussi jeune. »

C’est avec ce chef d’œuvre que l’octuor a monté le programme d’une tournée française. Outre Mendelssohn, ils donneront l’Octuor en si bémol majeur de Max Bruch (1838-1920) et les Prélude et Scherzo pour octuor à cordes, opus 11, de Dimitri Chostakovitch (1906-1975). A l’inverse de l’opus 20 de Mendelssohn, l’Octuor en si bémol majeur de Max Bruch (1838-1920) est une œuvre de la maturité. La partition écrite dans les derniers mois de sa vie fait clairement référence aux aînés Mendelssohn et Schumann et semble refuser toute inclinaison pour la modernité. Composés en 1925 et 1926, les Prélude et Scherzo pour octuor à cordes, opus 11, de Dimitri Chostakovitch (1906-1975) sont tout le contraire. Le jeune étudiant au Conservatoire de Leningrad y affirme son amour de la modernité : une rythmique implacable et le choix de la dissonance pour exprimer la violence et l’agressivité.

Egalement au programme : « Les visages de la mort pour octuor à cordes, œuvre donnée en création mondiale et signée par de Jean-Pierre Raillat (né en 1969), compositeur associé au Quatuor Kadenza depuis la première heure.

Lundi 30 novembre, 20H30, Gallia. De 8 à 25 €. 05 46 92 10 20 et 05 46 97 48 48. Samedi 12 décembre, 20H30, la Coursive. De 13 à 24 €. 05 46 51 54 00.

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