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Ca plane pour lui ! Ivan Ilic au Festival de Saintes

FESTIVAL – Soirée méditative ce soir avec le pianiste américain Ivan Ilić. Au programme : des pièces de Debussy, Satie, Cage et Scriabine.

Quel est le point commun entre les quatre compositeurs de votre programme ?
I.I : Certainement leur indépendance face à leur milieu musical respectif. Ils ont en commun l’ironie, la nuance, l’ambiguïté. Ce ne sont pas des romantiques ! Dans le sens où, rompant avec les goûts plutôt bourgeois, ils cherchent autre chose que la mise en musique de sentiments forts. Ils écrivent une musique hypnotique, contemplative, pas une musique virtuose pour accélérer le rythme cardiaque !

Debussy et Satie sont connus des mélomanes, Cage et Scriabine moins. Qui sont-ils?
I.I : En fait, il faut les aborder deux par deux : Scriabine/Debussy et Cage/Satie. J’ai choisi des pièces de Claude Debussy et d’Alexandre Scriabine datant de la même époque, juste avant la première guerre mondiale. Scriabine est un homme à part, rejeté par son milieu musical russe de la fin du XIXe siècle. La puissance de son œuvre est indéniable. Debussy a connu le succès de son vivant. Dans les pièces écrites à la fin de sa vie, il s’inspire de cette modernité russe.

Satie et Cage n’ont pas pu se connaître : l’américain John Cage n’avait que treize ans à la mort de Satie en 1925. Eric Satie, l’auteur des Gymnopédies si célères, était quasi inconnu aux Etats-Unis. En 1948, Cage a entrepris de faire jouer la musique de Satie qui était pour lui un modèle, un père spirituel. Comme Satie, Cage privilégie le rythme à la mélodie. En opposant Satie à Beethoven, il a fait scandale aux Etats-Unis.

Quelle sera l’ambiance de ce concert?
I.I : J’ai choisi un premier morceau qui permet au public de se poser, de se recueillir. « In a Landscape » de Cage est une grande phrase de huit minutes dans laquelle la pédale reste enfoncée. Toutes les harmonies se mélangent… et dans l’Abbatiale elles se mélangeront plus encore ! Cela permettra aux auditeurs de sortir de la musique baroque et d’aller dans un autre monde. Puis nous partirons vers les Gymnopédies et les Gnossiennes de Satie pour aller vers Debussy dans une harmonie plus étoffée. Enfin, Scriabine… et d’autres sphères ! C’est un voyage spirituel.

Samedi 9 juillet, 22h, Abbatiale. De 8 à 20 €. 05 46 97 48 48.

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