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Saintes : Tempo variable toute la 3e journée

FESTIVAL – Journée intense au Festival de Saintes qui propose 5 concerts. On y entendra des pièces pour pianos, des cantates, des symphonies et des madrigaux !

Un piano, deux pianistes
Etre à deux pianistes sur un seul clavier : Maxime Zecchini et David Bismuth montrent à 11h dans l’auditorium de l’Abbaye ce que veut dire partage et générosité en musique. Maxime Zecchini a fait de l’interprétation pour une seule main sa spécialité. Il ouvre le concert avec une pièce pour la main gauche, transcription d’un passage d’un opéra de Verdi. Puis David Bistmuth joue Schubert à deux mains. Puis ils s’assoient côte à côte pour jouer à trois mains ! Après cette pièce du génial Charles-Valentin Alkan (1813-1888) le « Berlioz du piano » disait-on de lui, le concert terminera en feu d’artifice avec la musique de « West Side Story ». Leonard Bernstein avait validé cette version pour quatre mains de sa célèbre partition. « Mambo », « I Feel Pretty », « Tonight » : on retrouve tout ces grands airs avec bonheur.

Des Cantates de Bach
On ne déroge pas au rituel du concert de Cantates, un incontournable du Festival ! L’Ensemble Vox Luminis part à 13h à la découverte des ancêtres de Johann-Sebastian Bach. En effet, l’immense génie n’est pas apparu ex-nihilo dans l’histoire de la musique. Il a eu des maîtres, des inspirateurs, et une très grande famille de musiciens qui lui ont naturellement transmis les recettes de l’art d’unir un texte à une musique forte comme une prière. Johann Pachelbel était un grand ami de la famille Bach, Johann Christophe Bach un cousin. Tous deux ont composé des cantates qu’il est passionnant de mettre en regard de la Cantate BWV 196 de J.S. Bach, celle qui dit « Le Seigneur se souvient de nous et nous bénit ». Pour tout comprendre avant d’entendre : conférence de la musicologue Helène Decis-Lartigau à 12h salle Françoise de Foix.

Deux symphonies, deux tubes !
L’Orchestre des Champs-Elysées et son chef Philippe Herreweghe donnent aujourd’hui deux fois le même programme. A 16h et à 19h30, le public pourra l’entendre dans un programme entièrement dédié à Beethoven. Deux de ses neuf symphonies sont au programme : sa symphonie N°5 et la symphonie n°7. La première dite « Symphonie du destin » est composé en plein guerre napoléonienne : les troupes de Bonaparte ont envahi Vienne où vit Ludwig van Beethoven. Entre les coups de canon et le silence de mort, Beethoven compose une symphonie puissante, dont les quatre premières notes – pom, pom, pom, po-om – sont devenus le plus célèbre jingle du monde ! De même, la Symphonie n°7 fut l’une des plus utilisées au cinéma.

De furieux Madrigaux
Comme samedi soir, il faudra aller au concert de 22h15 à l’Abbaye sans a priori. Le directeur de l’ensemble Graindelavoix, Björn Schmelzer est un drôle de bonhomme. Anthropologue, musicologue il prend à rebours les dogmes du renouveau de la musique ancienne. Pour lui il n’est pas possible de reconstituer la musique d’une époque donnée. Tous les traités et les copies d’instruments n’y font rien : il y a toujours eu autant de styles de musique que de musiciens ! Autant dire qu’à Saintes, temple de la musique ancienne, il est un chien dans un jeu de quilles. Son style à lui repose sur la confrontation des timbres. Grand amateur de polyphonies méditerranéennes, il cherche cette rudesse du terroir plutôt que l’homogénéité sonore. Le concert de ce soir, autour de la musique du Flamand Cyprien de Rore qui a vécu au milieu du XVIe siècle, ne laissera personne indifférent.
De 8 à 49 €, selon les concerts. Infos : 05 46 97 48 48. Article paru dans Sud Ouest du 12 juillet 2016.

 

 

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