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Piano en Valois : Dalberto et Schwizgebel

PIANO – Le festival de piano de la région d’Angoulême programme du jazz et du classique.

Les festivals de piano n’ont pas attendu la Nouvelle Aquitaine pour travailler de concert. Piano en Valois à Angoulême et l’Esprit du piano à Bordeaux ont un même directeur artistique, Paul-Arnaud Péjouan, et une même ligne : associer piano classique et piano jazz, des têtes d’affiche et des jeunes à talents. Le jazzman André Manoukian ouvre le 8 octobre à Chalais les festivités dans un duo piano/voix avec la chanteuse Malia dans un répertoire de chansons révélées par Nina Simone, Etta James ou Billie Holiday. Côté classique Michel Dalberto fait figure de maître avec un programme Fauré/Franck/Ravel un répertoire français qu’il maîtrise parfaitement.

Le jazzman médiatique jury de la Nouvelle star et le prof au Conservatoire National supérieur de musique de Paris, n’ont-ils en commun que les 88 touches du piano ? Certainement pas ! Manoukian est intarissable sur la beauté de la musique dite classique. Il évoque souvent sa première émotion musicale avec la musique de Bach. Et Dalberto peut avouer qu’il doit parfois improviser : « Il y a toujours des petites erreurs dans les partitions. J’ai appris de mon professeur Vlado Perlmuter qu’il y avait une mauvais indication de rythme dans « Ondine » de Ravel. Pareil chez Chopin, il y a plusieurs versions d’une même œuvre : vous pouvez vous faire votre propre édition ! D’ailleurs quand on questionnait Fauré sur un enchainement harmonique étonnant dans son 7e nocturne, il répondait « faites ce qui vous plait le mieux ! » »

Côté jeunes talents, on ne manquera de découvrir Beatrice Berrut (le 12 à Angoulême), pianiste française au toucher d’une incroyable délicatesse. Ni la virevoltante danse hongroise n°1 de Brahms par Tristan Pfaff (le 18 à Soyaux), Ismaël Margain (le 14 à Jarnac) qui termine son récital par de l’impro ou encore le Schubert très classieux de Louis Schwizgebel (le 12 à La Rochefoucauld et le 13 à Angoulême) qu’il a récemment enregistré chez Aparté. La jeune génération du piano français a beaucoup à dire ! Et cerise sur le gâteau : le Chœur de l’Opéra de Bordeaux et le pianiste Guillaume Coppola, la « petite messe de Rossini » un bijou sacré qui a un petit air de swing.

Du 8 au 20 octobre à Angoulême et sa région. 6 et 26 €. 05 45 38 61 62. pianoenvalois.fr

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