C’est qui le chef ? DANIEL HARDING, le sorcier D.Harding/ODP ©W.Beaucardet Full view

C’est qui le chef ? DANIEL HARDING, le sorcier

SERIE – Dynamiques, brillants, passionnés : ces six chefs d’orchestre sont à la tête des principaux orchestres permanents de Paris. Classique mais pas has been a dressé le portrait de ces six chefs et vous les fait découvrir. Découvrez cette semaine, Daniel Harding.

Quoi ? L’Orchestre De Paris
Combien ? 119 musiciens permanents
Où ? Philharmonie de Paris (19e)

Un Anglais avec une baguette… Harry Potter ? Non, Daniel Harding, nouveau directeur musical de l’Orchestre de Paris ! Il vient juste de prendre ses fonctions mais a déjà donné au printemps quelques concerts avec l’Orchestre, l’occasion d’un premier contact avec les musiciens.

« On ne sait jamais comment va être les liens avec un orchestre, analyse le chef. C’est comme dans toute relation. Au début c’est excitant mais il faut construire dans la durée. » Les applaudissements qui ont salué son exécution ensorcelante de la 4e symphonie de Mahler prouvent que le public est prêt à lui faire confiance. Surdoué de la direction, Daniel Harding, 40 ans, a été formé par les plus grands chefs, à commencer par le Britannique Sir Simon Rattle. « J’avais 15 ans, j’étais obsédé par la musique. Avec mes copains à Manchester, on jouait du Arnold Schoenberg après les cours… on était bizarres ! J’ai envoyé une cassette à Simon Rattle. Il m’a dit : « Ce que vous faites est excellent ! Il va falloir encore beaucoup travaillé. »

A suivi une carrière exponentielle. A Paris, il retrouve deux enfants nés d’une musicienne française et un appartement dans lequel il n’a dormi que 21 nuits cette année ! Cette saison, il dirige l’orchestre en tournées en Corée, au Japon et dans l’Europe de l’Est et donne 18 concerts à La Philharmonie de Pairs. La nouvelle salle de concerts de l’Est parisien est la maison de l’orchestre qui y a ses bureaux et qui y donne une quarantaine de concerts par an. « Il y a un nouveau public à la Philharmonie, ça change tout !, constate Harding. Une salle idéale, des spectateurs ayant moins de préjugés et une envie de l’orchestre de se donner à fond : tout est possible ! »

 

Premier épisode : C’est qui le chef ? PHILIPPE JORDAN, l’héritier

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