Vanessa Wagner, les nouveaux chemins LDV31_VW_05 - Vanessa Wagner © B.Martinez Full view

Vanessa Wagner, les nouveaux chemins

RENCONTRE – La pianiste Vanessa Wagner joue Mozart avec l’Orchestre de Bordeaux vendredi et dimanche, et avec le quatuor Talich samedi. Son nouveau disque « Mozart/Clementi » qui ne sortira que le 23 février chez La Dolce Volta.

Vanessa Wagner sera la soliste du 23e concerto de Mozart avec l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine. Le lendemain, Mozart sera encore au programme du concert qu’elle donnera avec le quatuor Artemis. En 2014, la pianiste avait séduit les Bordelais avec « Ravel Landscape » spectacle associant la vidéo à la musique de Ravel.

Avant Mozart, vous jouez du Arvo Pärt (né en 1935). Normal selon vous ?
V.W. : souhaitable en tout cas ! J’adore Arvo Pärt, je le vénère ! Cela a un sens de jouer sa musique à côté d’un des plus beaux concertos de Mozart. J’œuvre aussi à des programmes qui amènent plus de curiosité et d’éclectisme. Cela peut aussi prendre la forme de « Ravel landscapes », une mise en espace du récital ou un travail autour des compositeurs minimalistes avec Murcof, un producteur de musique électronique (« Statea » paru chez InFiné). Je trouve mon bonheur, mon salut, mon identité dans ces chemins.

Comment ces chemins se sont-ils présentés à vous ?
J’avais déjà cela dans ma personnalité, même au Conservatoire, je me sentais à la marge, pas en phase avec le métier de pianiste classique. Cette façon que nous avons – et nous sommes des milliers ! – d’emprunter des chemins déjà pris par des très grands artistes. Jouer toute ma vie Chopin et Liszt dans une grande salle, ce n’est pas moi.

Cela influence-t-il votre jeu ?
Non. Je ne joue pas de façon extravagante comme le pianiste Fazil Say et je ne bouge pas comme le violoniste Nemanja Radulovic ! Simplement, ces expériences nouvelles donnent du sens à mon travail.

Fin février vous sortez un disque Mozart, 17 ans après un premier disque Mozart…
C’est tout l’enjeu d’une carrière comme la mienne, dans un monde d’ultra-jeunisme. Mais je me sens mille fois mieux aujourd’hui qu’à l’époque de ma Victoires de la musique classique, en 1999 !

ONBA : vendredi 27 janvier, 19H et dimanche 29 à 15h, auditorium. 8 à 50 €.
Talich : Samedi 28 à 20h, auditorium. 8 à 30 €. 05 56 00 85 95.
En exclusivité pour la libraire Mollat le nouveau CD de Vanessa Wagner « Mozart/Clementi » (La Dolce Volta) sera disponible le 27 janvier. La rencontre avec la pianiste prévue le même jour à 18h est annulée.

Depuis son premier disque Mozart en 2000, la pianiste française Vanessa Wagner souhaitait revenir à l’enregistrement de sa musique. Sa « rencontre » avec Clementi lui a donné l’impulsion pour le faire, en rassemblant sur disque ces deux compositeurs si souvent confrontés. Son jeu toujours extrêmement travaillé et à la fois très direct permet une écoute nouvelle de la musique de Mozart : elle révèle par exemple  la profondeur de la Fantaisie en ré mineur. On sent également tout le travail qu’elle a mené sur des pianos d’époque. Souvenez-vous, l’été 2011, nous retrouvions Vanessa Wagner à Saintes au moment où elle découvrait ce nouvel univers sonore. Dans Mozart/Clementi,  elle passe avec aisance d’un piano moderne (Yamaha CFX) à un piano Brodmann de 1814, collection du Musée de la musique à Paris.

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