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Saintes : il est temps de repasser votre Bach

FESTIVAL – Connaissez-vous Johann-Sebastian Bach, le père de la musique classique ? Le Festival de Saintes vous permet ce week-end de parfaire votre culture musicale en écoutant des chefs-d’œuvre du grand compositeur.

Les Cantates
Pour nos lecteurs qui n’auraient jamais participé au Festival de Saintes, il faut expliquer une tradition : celle du concert de midi où sont chantées des Cantates de Bach. De grands interprètes sont venus à Saintes se mesurer à quelques unes des 230 cantates que Bach a écrites soit pour l’église soit pour célébrer l’amour ou… le café ! Les interprétations du Collegium Vocal Gent et de son chef Philippe Herreweghe ont laissé aux festivaliers de merveilleux souvenirs. La jeune génération a pris le relais : les Vox Luminis et Gli Angeli Genève montent au créneau cette année. Les Genevoix de Gli Angeli sont des experts en Cantates de Bach. Certains membres de l’ensemble, à commencer par son chef, la basse Stephan MacLeod, les ont chantées avec Philippe Herreweghe, preuve que la tradition se poursuit. Ils présenteront lundi et mercredi six cantates. L’ensemble Vox Luminis, venu de Belgique, a déjà fait ses preuves au Festival qu’il fréquente depuis cinq ans. En attendant de donner mardi la cantate funeste « Trauer-Ode », ses musiciens font entendre ce midi les œuvres des ancêtres de Bach, car Johann-Sebastian était l’héritier d’une magnifique famille de musiciens.
Samedi 15, lundi 17 et mercredi 19 juillet à 12h30, Abbatiale.

Les Concertos Brandebourgeois
Les Concertos Brandebourgeois donnent à entendre un autre Bach. « Bach écrit dans un style italien teinté d’allemand », explique Alexis Kossenko. Cet ancien membre du Jeune Orchestre de l’Abbaye, flûtiste jouant avec l’Orchestre des Champs Elysées, dirige ce soir l’ensemble Les Ambassadeurs, qu’il a fondé. « On retrouve la virtuosité de la musique italienne, radieuse, lyrique. » Pour souligner cette influence italienne chez le compositeur allemand, Kossenko a ajouté à son programme deux concertos pour flûte de Vivaldi et de deux de ses contemporains : Tartini et Sammartini. « Les Brandebourgeois ont néanmoins un lien avec les cantates car Bach reprend dans ses cantates des extraits des Concertos. Ils sont construits comme une dissertation, avec l’ambition de convaincre. » Cette éloquence guide le jeune chef dans ces partitions très célèbres, notamment le 5e concerto. « Elles sont si connues que c’est difficile de trouver son propre chemin. Je ne veux pas me démarquer pour me démarquer. Faire table rase de ce qu’on a déjà entendu est un défi. Le mieux est de laisser parler la partition ! »
Samedi 15 juillet, 19h30, Abbatiale.

Les Variations Goldberg
Le claveciniste Benjamin Allard joue les « Variations Goldberg » depuis plus de dix ans. Cette aria et ses différentes variations pour clavecin à deux claviers est, reconnaît le jeune homme, « très à la mode. Depuis cinq ans tout le monde les enregistre ! ». La version du pianiste Glenn Gould en 1955 a beaucoup fait pour la réputation des Variations Goldberg, mais il y a bien plus. « Le fait que ce soit un cycle est très séduisant. Souvent, l’auditeur connaît la première variation puis se laisse prendre par la construction de Bach : l’aria est une base, un cadre commun, mais toutes les trois variations, Bach place un canon sur un thème différent. J’essaie, dans mon jeu, de faire entendre ces canons. Si on essaye de suivre les voix, l’écoute devient ludique. » Selon la légende, le jeune Goldberg, élève de Bach, les aurait jouées pour calmer les insomnies de l’ambassadeur de Russie… « C’est une histoire à dormir debout ! », s’amuse Benjamin Allard. Autre mythe : les variations Goldberg sont réputées redoutables pour l’interprète : « c’est moins la difficulté technique que le fait de tenir l’œuvre dans la durée, explique le claveciniste. Cela exige d’établir une expérience personnelle avec l’œuvre. Jouer par cœur m’a libéré : cela me permet de m’oublier, de me perdre parfois, de me mettre en danger… et heureusement : l’interprète n’est pas un ordinateur ! »
Dimanche 16 juillet, 19h, Abbatiale.

De 35 à 44 €. Places à 1 euro pour les moins de 18 ans accompagnés d’un adulte. www.festivaldesaintes.org et 05 46 97 48 48.

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