• Home  /
  • A la Une   /
  • Enguerrand de Hys tout en légèreté
Enguerrand de Hys tout en légèreté img_0831.jpg Full view

Enguerrand de Hys tout en légèreté

PORTRAIT – Le jeune ténor français brille actuellement dans « La Vie Parisienne » à l’Opéra de Bordeaux. Il donne jeudi midi un récital d’air opéras, d’opérette et de mélodies françaises.

Enguerrand de Hys est un ténor léger. Léger ? Cela ne veut pas dire qu’Enguerrand approche l’art lyrique en dilettante. Tout le contraire : il a été formé au chant dès l’enfance, à Toulouse, sa ville natale, d’abord aux Petits chanteurs de la Croix Potencée puis au conservatoire.

Étudiant en lettres classiques il doit choisir entre les cours de chant et les cours de latin/grec, qui ont le malheur d’être aux mêmes horaires. Il prends le pari de la musique. Un pari gagné aujourd’hui. Depuis samedi il tient le rôle de Bobinet dans « La Vie Parisienne » à l’Opera de Bordeaux. « Bobinet un jeune homme émouvant, explique le ténor. Il aime toujours la même femme que son meilleur ami… au début timide, il se libère au fil de l’opera. »

La voix d’Enguerrand de Hys, soyeuse et aérienne le pousse vers des rôles de jeunes hommes, comme récemment Hippolyte dans « Phèdre » de Jean-Baptiste Lemoyne, un opera méconnu de l’époque baroque. Pour lui pas de Don José dans Carmen ni de Tristan de Wagner. « Avec un patronyme pareil et son style élégant on l’imagine incarnant un héros religieux, un chevalier de la table ronde, analyse une critique musical parisienne qui se souvient l’avoir entendu chanter dans « La Passion selon Saint-Jean » de Bach. Mais avec son tempérament et son timbre malléable, il peut aussi bien incarner un rôle plus jovial, un chevalier de la série télévisée parodique « Kaamelott » ! »

Tant mieux car Enguerrand de Hys adore le répertoire d’opérette à la française, « entre humour et poésie » selon lui. Ce goût pour la poésie, il le partagera jeudi avec le public bordelais dans un récital piano et voix, le premier « midi musical » de la saison au Grand-Theatre.

Jeudi 28 septembre 12h30 grand théâtre de Bordeaux. 10€ et 1€ pour les moins de 26 ans.

Article paru dans Sud Ouest du mardi 26 septembre 2017

Leave a comment