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Lucienne Renaudin-Vary ne manque pas d’air(s) Lucienne RV 2(c) Simon Fowler – Erato Full view

Lucienne Renaudin-Vary ne manque pas d’air(s)

RENCONTRE – Lucienne Renaudin-Vary, 18 ans, est déjà une extraordinaire trompettiste. Elle publie son premier album. Portrait.

Elle a 18 ans et a déjà passé la moitié de sa vie à travailler ! Rien d’illégal à cela : Lucienne Renaudin-Vay est une musicienne, un prodige, un phénomène. Matin, midi et soir, elle ne fait qu’une chose : jouer de la trompette. Pourquoi la trompette ? « Je ne peux pas l’expliquer, admet-elle. A 9 ans, au Conservatoire du Mans, j’ai assisté à une présentation de l’instrument, j’ai adoré le son. Quand je l’ai prise en main, c’était si naturel… » Une passion qui a mobilisé toute sa famille : « Au lieu des dix minutes conseillées, se souvient son père instituteur, elle faisait quatre ou cinq heures. Nous avons du cacher l’embouchure de la trompette pour l’empêcher de jouer ! »

Les lèvres, comme les muscles, ne doivent pas être trop sollicitées, au risque de claquage. Lucienne Renaudin-Vary a tenu bon : elle est aujourd’hui l’une des meilleurs trompettistes de France, « Révélation » aux Victoires de la musique classique, invitée des grands festivals, en tournée internationale avec des orchestres. Alors qu’elle n’a pas encore fini ses études supérieures au Conservatoire national de Paris, elle donne demain un grand récital à la Seine musicale, à Boulogne, pour la sortie de son premier disque « Lucienne Renaudin-Vary, the Voice of the Trumpet » (Warner). « La voix de la trompette », car elle a « toujours considéré la trompette comme une voix. La technique est très proche de celle des chanteurs, analyse la musicienne. On respire de la même façon. » Dans ce disque qu’elle partage avec l’Orchestre national de Lille, Lucienne « chante » les airs qu’elle adore, extraits d’opéra ou de comédies musicales : « Casta Diva », « Over the Rainbow » ou « Summertime ».


Le son de sa trompette, chaud, délicat et vibrant fait des merveilles… de quoi rendre jaloux les chanteurs d’opéra. « Pas du tout ! », s’esclaffe le ténor Rolando Villazón, invité surprise du disque, « Lucienne chante très bien avec la trompette ! Ce qu’elle fait est fantastique. Elle a la technique bien sûr mais surtout un sens artistique très fort. Cela n’arrive pas souvent. Elle est à l’écoute, ouvrant ses oreilles et son âme à ce qui l’entoure. Se connecter avec l’univers : c’est ca être artiste ! ».

 

 

Disque : Lucienne Renaudin-Vary, The Voice of the Trumpet » (Warner Classics), 17 euros.
En concert le 6 novembre, 20h30, Seine Musicale. 30 à 65 euros. www.laseinemusicale.com
En tournée avec l’Orchestre national d’Ile-de-France du 17 au 19 novembre : http://www.orchestre-ile.com/saison.php?id=580&saison=26&lang=fr

 

 

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