18/19 à l’Opéra de Bordeaux, la vraie saison de Marc Minkowski Opera Bordeaux 18-19 Full view

18/19 à l’Opéra de Bordeaux, la vraie saison de Marc Minkowski

OPERA – L’Opéra de Bordeaux a présenté mardi sa nouvelle saison 2018/19 avec 7 opéras, 11 ballets, 21 concerts symphoniques et 14 spectacles jeune public. Les réservations sont ouvertes à partir du 5 mai à 13h.

Marc Minkowski et son équipe ont présenté mardi 24 mars la nouvelle saison de l’Opéra de Bordeaux pour 2018/19. Une boutade lancée par l’entourage de directeur de la maison résume l’esprit de cette saison : « en 17/18, on a eu de la chance, en 18/19, on a eu du temps ». Comprenez : du du temps pour réaliser un saison comme le chef d’orchestre le désire.

Jonas qui ?
On retrouve la même recette qu’en 17/18 : des grandes stars du lyrique pour affirmer la position de l’Opéra de Bordeaux à l’international. Pour être considérée par ses voisins européens et étrangers, Bordeaux fait venir la crème des grandes voix comme Renée Fleming (le 10 février), Sir Bryn Terfel (le 20 mars), Julie Fuchs (le 26 janvier) et surtout Jonas Kaufmann qui ouvre la saison le 18 septembre. Le ténor était déjà venu chanter à Bordeaux il y a quelques années devant un Grand-théâtre à moitié vide… ce ne sera surement pas le cas à présent !

Py, Pelly, les copains d’abord
Côté lyrique, 7 titres sont annoncés « dont aucun en version concert », souligne avec fierté le directeur général de l’Opéra. Il ouvrira avec « La Périchole » d’ Offenbach, à la tête des Musiciens du Louvre et dans une mise en scène de marionnettes signée Emilie Valantin. Aude Extrémo sera la Périchole et Stanislas de Barbeyrac Piquilo… les voix « made in Bordeaux » sont un vivier sûr. Minkowski ne lâchera pas encore la baguette  : on le retrouve dans « Le Barbier de Séville » dont la mise en scène présenté cette année au Théâtre-des-Champs-Elysées a été confié à son vieil ami Laurent Pelly (on se souvient de leur « Orphée aux Enfers » d’anthologie). Florian Sempey incarne le Barbier, son rôle fétiche. Minkowski dirigera aussi un « Manon » confié à l’excellent metteur en scène Olivier Py (photo), un autre compagnon de route du directeur (« Pelléas, Idoménée », etc). On ne manquera pas la prise de rôle de Nadine Sierra le 5 avril. Quant à Paul Daniel, le directeur musical de l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine (ONBA), il se voit confier une « Anna Bolena » et une » Walkyrie » mise en scène pour l’auditorium par Julia Burbach. Les femmes metteuses en scène sont bien représentées dans cette saison puisque qu’une autre femme assure la mise en scène de « Anna Bolena » (reprise de la saison 13/14), Marie-Louise Bischofberger. Et, que côté baroque, la « Miranda » de Purcell, production controversée de l’Opéra Comique à l’automne 2017, a été conçue par Katie Mitchell et le chef d’orchestre Raphaël Pichon.

Lili Boulanger… et ses messieurs
J’ai interpelé Paul Daniel et Marc Minkowski sur le manque de compositrices au programme de cette saison. Certes, le premier concert de l’ONBA commencera par « D’un matin de printemps » de Lili Boulanger, mais une fois cette formalité effectuée, place aux hommes ! Les symphonies de Chostakovitch, de Fazil Say (création) et de Kurt Weill retiendront notre attention. Et pour ceux qui pousseraient la porte de l’auditorium pour la première fois, on conseillera les « tubes » de l’ONBA : « Tout un monde lointain » de Henri Dutilleux, trois symphonies de Beethoven, « Carmina Burana », le Sacre du Printemps, le Concerto pour violoncelle d’Elgar avec Camille Thomas. Les jeunes créateur de la classe de composition du Conservatoire auront la chance de voir les œuvres créées, belle initiative.

Invitations à la danse
Le nouveau directeur de la danse, Éric Quilleré a invité plusieurs chorégraphes de renom à devenir partenaires de cette saison dont Angelin Preljocaj : la saison démarrera avec sa « Blanche Neige ». Partenariat aussi avec le Ballet de l’Opéra de Paris, pour « La Fille mal gardée », ballet créé au Grand-Théâtre en 1789, sans doute le premier ballet de l’histoire construit sur un conte. A noter également le Ballet Béjart Lausanne, le Nederlands Dans Theater et une chorégraphie de Roland Petit sur du Maurice Jarre.

Hors des sentiers
Ceux qui cherchent de l’inouï noteront : la première mondiale de « Electro Symphonic Project » de Laurent Couson, la 2e édition du festival Ciné-Notes sera consacrée à Bernard Herrmann et les « 7 dernières paroles du Christ en croix » soutenu par des vidéos de Clarac/Deloeuil. Du baroque en deux temps avec Pygmalion : leur programme « Stravaganza d’Amore » le mardi 29 janvier et « les Vêpres » de Monteverdi le mercredi. Le « Voyage de Michael autour de la terre » de Stockhausen sera proposé par le génial ensemble Le Balcon (c’est un spectacle jeune public !) Et côté jazz : le « Concerto pour piano » de Thomas Enhco et la carte blanche à Francesco Tristano.

Les réservations sont ouvertes en abonnement à partir du 5 mai à 13h.

 

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