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Festival de Saintes : sur les bords de Charente, on y chante, on y chante Thomas Dunford et Lea Desandre 1 © Julien Benhamou copie Full view

Festival de Saintes : sur les bords de Charente, on y chante, on y chante

FESTIVAL – La voix est à l’honneur du festival de musique classique de Saintes qui programme quelques 29 concerts à la Cité musicale.

Un nouveau visage, un tempérament pétillant, une carrière ascendante et une voix exceptionnelle : la mezzo-soprano Léa Désandre, qui ouvre avec le jeune ensemble Jupiter le festival de musique de Saintes, donne le ton. La voix sera à l’honneur de cette édition 2018. A ce premier concert dédié aux airs de Vivaldi (vendredi 13 juillet), suivront 16 autres – sur les 29 programmés au total – qui feront entendre des chanteurs et des chanteuses, des ensembles a capella, des chœurs d’enfants, des ensembles vocaux, etc.

Ils chanteront des antiennes byzantines, un opéra baroque inédit, des madrigaux italiens, des songs anglaises, des lieder allemands, des chants français, des cantates de Haendel et… de Bach, bien évidemment ! Le festival de Saintes a fait sa réputation sur l’interprétation de l’œuvre de Johann-Sébastien Bach et ne manque pas de programmer trois concerts de Cantates (les 14, 16 et 19 juillet) données par Gli Angeli Genève et Le Banquet Celeste. Cet ensemble fondé par le contre-ténor Damien Guillon présente (le 17 juillet, 22h dans l’abbatiale) les Madrigaux de Frescobaldi, qui sont des mini-opéras, des petites scènes dans lesquelles des sentiments exacerbés s’expriment en musique.

L’ensemble Bordelais Les Surprises feront entendre (le 20 juillet dans l’abbatiale) un inédit : « Issé », opéra signé du mousquetaire André-Cardinal Destouches, qui connu un immense succès à son époque, en 1697. Le vieux souverain Louis XIV dira même qu’il n’av rien entendu de mieux depuis la musique de son fidèle Lully ! On souhaite à « Issé » le même destin qu’au « Atys » de Lully qui, remonté en 1987, fit naître un formidable engouement pour l’opéra baroque.
Un autre spectacle devrait surprendre les oreilles : les « Vêpres chypriotes » présentées par l’ensemble Grain de la voix (Le 14 juillet dans l’abbatiale). Disposé en cercle au centre de l’Abbaye, les chanteurs feront entendre les œuvres de Jean Hanelle, compositeur français en poste à Chypre au temps des croisades. Sa musique polyphonique révèle un petit quelque chose d’influences orientales.

Thomas Tallis, Henry Purcell, Benjamin Britten… La tradition vocale anglaise sera particulièrement bien représentée dans l’Abbaye chère à Aliénor d’Aquitaine. L’ensemble Correspondances pousse sur le devant de la scène « sa » mezzo-soprano à la voix de braise, Lucile Richardot, pour présenter la tradition du « Mask » britannique (16 juillet, abbatiale). Ce mélange de théâtre et de musique, d’humour et de mélancolie est l’une des traditions les plus belles de l’ile d’Élisabeth. Anglais toujours, l’ensemble a capella Voces 8, est programmé le 18 juillet. Ces huit chanteurs sont plutôt les défenseurs d’un répertoire très varié allant de la musique ancienne (de Thomas Tallis par exemple) aux Beatles… A Saintes, ils optent pour la surprise : un répertoire de chants « minimalistes », de toutes époques, dans lesquels il suffit de quelques notes pour emporter l’âme dans de lointain états.

Du vendredi 13 au samedi 21 juillet 2018. De 14 à 49 euros la place. Pass partout : 690 euros.
Tarifs réduits (1 à 8 euros) pour les étudiants, les jeunes, les demandeurs d’emploi, etc.
Réservations : http://www.abbayeauxdames.org/festival-de-saintes/

Aericle paru dans Sud Ouest du dimanche 8 juillet

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