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Recital céleste de Jakub Orlinski au Théâtre impérial de Compiègne Jakub Jozef Olrinski – Photo: AnitaWasik Full view

Recital céleste de Jakub Orlinski au Théâtre impérial de Compiègne

COMPTE-RENDU – Pour la première édition du Festival En voix, le somptueux Théâtre de Compiègne invitait le 16 novembre dernier le contre-ténor Jakub Jozef Orlinski, accompagné de l’Ensemble Il Pomo d’Oro, dans un programme de musique sacrée baroque.

En ouverture du festival En Voix, (nouveau festival régional d’art lyrique des Hauts-de-France), le charismatique Orlinski nous présente son premier opus, Anima sacra (Erato, octobre 2018), voyage spirituel propice  à « susciter des pensées et des réflexions intimes » chez l’auditeur, nous précise-t-il. Le concert débute par l’Alma redemptoris mater (la mère nourricière du Rédempteur) d’Heinichen, à l’expressivité tendre. D’emblée, le grain suave et les vocalises soignées du chanteur, soutenus par le jeu finement dosé de l’orchestre, retiennent notre attention.

Le Nisi Dominus  (Si le Seigneur) de Vivaldi pose question : si la clarté de la diction nous ravit, la projection sonore est un peu faible, et l’interprétation manque parfois de relief. Notons néanmoins l’aisance avec laquelle le chanteur aborde les difficultés techniques (passage du bas medium à la voix de falsetto, vocalises faciles , lignes de chant longues et tenues). Dans Le Cum dederit suis somnum (Il comble ses bien-aimés dans son sommeil) du Nisi Dominus, les intentions musicales d’Orlinski parviennent à convaincre l’auditeur. La voix, joliment timbrée, nous empoigne, ponctuée par l’ostinato lancinant des basses.

En seconde partie, Il Pomo d’Oro présente un Allegro très enlevé, extrait  de la Sinfonia en la mineur de Zelenka. Les talents conjugués des musiciens souvent salués dans ces pages – mention spéciale à la violoniste Zefira Valova !- rendent justice à l’écriture virtuose du compositeur. Le jeu très discret des basses n’interdit pas le plaisir. Superbe de présence, Orlinski clôt le concert par un Alleluia fiévreux, tiré de la cantate Tam non splendat sol creatus de Fago.

Le public acclame l’artiste, qui, grisé par les applaudissements, esquisse quelques pas de break dance, avant d’interpréter l’incontournable Vedro con moi diletto (Vivaldi), qui lui valut plus de 2 millions de vues sur la toile !

Vous pouvez revoir ce concert ici :

 

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