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Nicolas Horvath refait une « Nuit Philip Glass » à Bordeaux

INTERVIEW – Les bordelais ont vendredi 30 novembre l’occasion de vivre un évènement musical : l’intégrale de la musique pour piano du compositeur américain Philip Glass jouée en une nuit. Ce marathon est signé du pianiste Nicolas Horvarth qui nous a donné quelques considérations sur Philip Glass.

De 19h à 2h du matin, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, au CAPC (musée d’art contemporain) de Bordeaux, le pianiste Nicolas Horvath va jouer toute la musique pour piano du compositeur américain Philip Glass, compositeur américain né en 1937. Un évènement proposé en parallèle de l’exposition « Drive-in » qui s’ouvre au même moment. Nicolas Horvath est un spécialiste de ce genre de marathon. On se souvient de sa « nuit Satie » lors de la dernière Nuit blanche à la Philharmonie Paris (voir notre article ici) et à déjà plusieurs « Nuits Glass » à son actif, notamment au Palais de Tokyo à Paris.

Avez-vous toujours eu de l’intérêt pour la musique minimaliste ?
Nicolas Horwarth : Oui, comme pour beaucoup de musique contemporain, expérimentale, etc. Mais je n’ai pas compris cette musique tout de suite. comme beaucoup d’étudiants, j’ai longtemps joué les partitions de Philip Glass comme de la musique contemporaine bête et méchante : sans âme ! Grave erreur car la musique de Glass peut avoir un élan romantique.

Quand est venu le déclic ?
N. H. : En allant voir jouer le compositeur interpréter ses œuvres à Rouen il y a quelques années. J’avais dépensé une fortune, se souvient Horvath avec malice : une place en première catégorie, une nuit d’hôtel, le voyage. Le concert a commencé et il ne se passait rien. Glass semblait un vieux monsieur à la technique hasardeuse. J’avais mal au porte-monnaie (rires). En deuxième partie, il a joué ses œuvres cultes comme Mad Rush ou Metamorphosis, et c’était magique ! On sentait le jazzman dans ce passage, avec un art du toucher, des envolées lyriques, des passages rêveurs, une palette émotionnelle qu’on n’osait pas mettre dans de la musique moderne.

On joue encore beaucoup cette musique de manière détachée…
N. H. : La faute revient je pense aux synthétiseurs. Dans les années 1970, les amis de Glass acceptaient de jouer sa musique dans des galeries d’art, sur cet instrument mobile mais offrant peu de possibilité d’accent. Or Philip Glass a été formé par Darius Milhaud et Nadia Boulanger dans la plus pure tradition musicale européenne. Si on remet par exemple l’accent sur le premier temps comme dans la tradition classique : miracle ! Ca pulse !

Vendredi 30 novembre, 19h à 01h. CAPC. Gratuit.

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