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Une œuvre/Un artiste : la Symphonie 40 de Mozart et Mathieu Herzog Herzog raconte Mozart Full view

Une œuvre/Un artiste : la Symphonie 40 de Mozart et Mathieu Herzog

RENCONTRE – Quand naît un ensemble, il y a souvent une œuvre qui cristallise les énergies naissantes. Pour l’ensemble Appassionato, ce fut la symphonie n°40 de Mozart, mystérieuse et passionnante. Son fondateur Mathieu Herzog en dévoile les secrets, via une série de vidéos.

Il est intarissable sur le sujet. La Symphonie n°40 de Mozart est pour Mathieu Herzog un socle, une pierre angulaire autour de laquelle il a fondé son ensemble Appassionato. « Au départ il y a une demande du théâtre de Béziers d’un concert autour de Mozart avec le Concerto pour clarinette et la Symphonie n°40. Je monte un groupe. C’est un succès ! Quatre ans plus tard, l’ensemble Appassionato est né et la plupart des musiciens présents à l’époque sont encore là. »

Un enregistrement qui marque la discographie

Entretemps, Appassionato s’offre quelques escapades vers la musique de jazz, les musiques de film, apparaît dans quelques disques comme celui des sœurs Berthollet. Mais quand vient l’idée de faire un « vrai » disque pour présenter l’ensemble, Mozart est une évidence. « Je me suis dit là on est prêts, raconte Mathieu Herzog. Prêts… à faire un truc sérieux ! (rires) Persuadé de la qualité du collectif, j’avais envie d’asseoir la réputation de l’orchestre avec un projet d’autant plus exigeant que chacun pense connaître la pièce par cœur. »

Sorti à l’automne 2018, le double disque consacré aux dernières symphonies de Mozart (Naïve) est une véritable réussite. Pourtant, les belles versions ne manquent pas… Des versions fougueuses n’ont pas encore eu le temps de vieillir. Et pourtant Appassionato réussit à marquer la discographie. « Je refuse de croire qu’une interprétation puisse être finie. Même avec Claudio Abbado, même avec Bruno Walter, on a toujours besoin de redécouvrir une œuvre. Sinon la musique meurt. »

Trois symphonies ou le Da Vinci Code

Une cohésion, une brillance, une profondeur et cette capacité extraordinaire à soulever le voile mystérieux de ces symphonies, sans briser la magie. « Il y des choses incroyables dans ces compositions, s’emporte le chef. Pourquoi Mozart les a-t-il écrites ? Aucune commande de trois symphonies n’est restée dans l’histoire. Elles forment un tout, soit 1h30 de musique, mais une telle longueur est peu probable pour l’époque. Est-ce un hommage à la franc-maçonnerie ? Le père Mozart vient d’y rentrer. Wolfgang aussi. Trois symphonies, trois bémols, la tonalité de sol mineur, symbole de l’étoile maçonnique, ut majeur, la joie suprême… c’est évident non ? Pas besoin de Da Vinci Code ! »

Une série YouTube sur la Symphonie n°40

Au long d’une série de vidéos sur YouTube, écho des concerts qu’ils donnent régulièrement, Mathieu Herzog et les musiciens de l’ensemble Appassionato tentent, exemples musicaux à l’appui, d’expliquer ces mystères. Sous le titre « l’émotion musicale », une première vidéo analyse les passages-clés de la symphonie :

CD : Mozart, les trois dernières symphonies Ensemble Appassionato Direction : Mathieu Herzog. Sortie le 2 novembre 2018 chez Naïve classique.

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