OPERA – L’Opéra National de Bordeaux reprend « Mârouf, savetier du Caire, gros succès de l’entre-deux-guerres qui n’a rien perdu de son humour.

En 1904, l’intégrale des 1001 nuits est traduite et publiée en France. Le public tombe sous le charme des contes de Shéhérazade, ses génies, sa féerie, son mystère. Surfant sur ce succès, le compositeur Henri Rabaud (1873-1949) imagine un opéra comique à partir du conte de la 960e nuit : « Mârouf, savetier du Caire ». Créé en 1914, quelques mois avant la guerre, l’oeuvre fait un triomphe. Elle sera joué plus de 200 fois à l’Opéra Comique. À Paris puis à Milan et jusqu’à New-York, les spectateurs s’amusent du drôle de destin de Mârouf.

Pauvre et honnête raccommodeur de fauteuils, Mârouf est marié à une femme acariâtre, menteuse et dépensière. Accusé à tort de battre son épouse, Mârouf s’enfuit du Caire sur un bateau… où l’attend la fortune, la magie et l’amour de la fille du Vizir ! Henri Rabaud, qui fut l’un des premiers compositeurs de musique de film, signe une musique virevoltante au parfum pseudo-oriental.

L’Opéra de Bordeaux reprend la production créée en 2013 par le metteur en scène Jérôme Deschamps, créateur des « Deschiens ». Coloré, loufoque, ce « Mârouf » joue allègrement sur les clichés, les « turqueries » et avec une musique légère et joyeuse.

« Mârouf, Savetier du Caire » du 7 au 14 février, Grand-Théâtre de Bordeaux. 8 à 110 euros. 05 56 00 85 95