PUBLIREPORTAGE – En écho à l’exposition Picasso et la guerre du musée de l’Armée à Paris, la saison musicale des Invalides salue la musique espagnole du jeudi 4 avril au 17 juin. Les pianistes Joaquín Achúcarro, Anne Queffelec, Luis Fernando Pérez ou encore le Cuarteto Quiroga sont attendus. Partenaire de l’évènement, Classique mais pas has been a fait sa sélection…

Changement d’heure pour la saison musicale des Invalides ! La musique espagnole est à la fête pour sa dernière série de concerts de l’année, en écho à l’exposition Picasso et la guerre du musée de l’Armée. Sous le titre “L’Heure espagnole”, onze concerts, du jeudi 4 avril au 17 juin, permettront de faire entendre ou de faire découvrir toute l’influence que les rythmes et la culture ibériques ont eu sur nos compositeurs classiques.

L’Heure espagnole commence à 20h le 4 avril à la Cathédrale Saint-Louis par un concert de Luis Fernando Pérez. Le pianiste a imaginé une alternance de musiques pour piano seul d’Erik Satie et de pièces pour piano et orchestre de compositeurs espagnols. L’Orchestre symphonique de la Garde républicaine l’accompagne dans les géniales Asturias, extrait de la Suite espagnole pour orchestre d’Albéniz ou encore dans son Concerto fantastico. Mais la perle de la soirée, celle qui vaudra au mélomane parisien un détour par les Invalides, est le Parade ballet (1917) de Satie. Cette pièce étonnante nait de l’amitié de quatre créateurs “sur-réalistes” : Serge Diaghilev qui fait danser ses Ballets Russes, Erik Satie qui signe la musique de ce Ballet, Pablo Picasso qui en réalise les décors et costumes puis Jean Cocteau qui imagine le sujet… insaisissable !

Cette ouverture donnera le ton des dix autres concerts de l’Heure espagnole : une histoire d’influences, d’amitiés, d’inspirations. On entendra par exemple le 11 avril l’Alborada del Gracioso de Maurice Ravel, un enfant de l’amitié franco-espagnole puisque né au Pays basque (voir notre article ici). Ou encore les Nuits dans les jardins d’Espagne de Manuel de Falla par le pianiste Michel Béroff et l’Orchestre de la Musique de l’air.

Grand nom du piano espagnol, Joaquín Achúcarro rendra hommage le 16 mai à une musique espagnole plus introspective, moins festive : les Préludes de Mompou, les Goyescas de Granados et même le Gaspard de la Nuit de Ravel seront sans doute sublimés par ce grand interprète et par le décors impressionnant de la Cathédrale Saint-Louis.

Mère et fils sont tous les deux des amoureux de la musique française “hispanisante” : Anne Queffélec et Gaspard Dehaene rendront hommage le 3 juin à Ricardo Viñes (1875-1943), pianiste qui a créé les oeuvres de ses amis et contemporains comme Maurice Ravel et Claude Debussy.

Le piano n’est pas le seul à briller pendant cette Heure espagnole. La série de concerts fait entendre le 23 mai Lluis Claret, maître du violoncelle espagnol, le Cuarteto Quiroga le 15 avril (avec une rareté, le Quatuor à Cordes n°1 de Ginastera) et même la voix avec le ténor Cyrille Dubois qui chante le 17 juin un florilège de chansons populaires espagnoles. Et bien sûr la guitare, amie commune des Français et des Espagnols : la jeune Margot Fontana est en récital le 12 avril dans le grand salon des Invalides.

Saison musicale des Invalides : l’Heure espagnole. Du jeudi 4 avril au 17 juin au musée de l’Armée – Hôtel national des Invalides, 129, rue de Grenelle – 75007 Paris. 4,50 à 40 euros. Informations et réservations ici.

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat financier entre Classique mais pas has been et le Musée des invalides.