Saisons 19/20 – A Nantes, la programmation de musique classique ne se limite pas à l’Opéra. Bien au contraire, la cité en bord de Loire recèle de salles où le classique se compose, se mue et s’élance dans des formes nouvelles. A Nantes, on aime la création et le contemporain. Petite liste de ce qui attise ma curiosité pour cette nouvelle année !

Jouons, dansons et surtout.. chantons !

Premier incontournable de ce début d’année : le monument Einstein on the beach de Philip Glass. Pour cette représentation du 1er octobre au Lieu Unique, l’opéra du chantre du minimalisme musical est repris en version concert par l’ensemble belge Ictus, le Collegium Vocale Gent et la chanteuse Suzanne Vega. L’œuvre met en parallèle les découvertes d’Einstein avec l’univers du roman On the Beach de Nevil Shute : un univers apocalyptique souligné par les jeux de lumières de la scénographe Germaine Kruip.

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Le second rendez-vous à ne pas manquer en ce début de cette saison se niche lors du festival Un Automne avec Mozart. L’Angers-Nantes Opéra y propose l’opéra bouffe La Finta Giardiniera, chanté par les jeunes du Jardin des Voix. William Christie les mènera à la baguette les 2 et 3 novembre au Théâtre Graslin.

Restons à l’opéra : une saison créative s’annonce pour les amateurs d’art lyrique. Fin janvier, au Théâtre Graslin propose une co-création menée avec l’Opéra Comique et l’Opéra de Rennes. Composée par Francesco Filidei et écrite et mise en scène par Joël Pommerat, l’Innondation promet un grand moment d’émotions !

Nantes-Angers Opéra offre cette année de nombreuses nouveautés ! Au programme également : Siegfried, Nocturne. En 2013, le metteur en scène et dramaturge Olivier Py offrait au compositeur Michael Jarrel un texte. Ce dernier en tire une œuvre pour chanteur baryton et ensemble instrumental. Py signe les 2 et 3 juin 2020 une nouvelle mise en scène de ce monologue lyrique développant les émotions du Siegfried de la Tétralogie de Wagner tandis qu’il agonise.

La comédie musicale a aussi son heure de gloire cette saison au Théâtre Graslin. Après le succès du Beggar’s opera l’année dernière, Nantes-Angers Opéra s’attaque début février au Pajama Game, basé sur le roman 7 ½ Cents de Richard Bissel et mis en musique par Richard Adler et Jerry Ross. Peignant les luttes sociales au cœur d’une usine de pyjamas, la comédie musicale est ici mise en scène par Jean Lacornerie.

Classique pour tous

Au Lieu Unique, la musique classique s’explique. Au cours de l’année, un nouveau concept de soirée s’installe dans l’ancienne usine de petits beurres : les sessions PréLUdes. Clément Lebrun, musicologue et médiateur, explique avec humour des grandes œuvres du classique jouées l’Orchestre National des Pays de la Loire (ONPL). La première soirée, le 29 novembre décortique la 3ème symphonie de Beethoven, Eroica. Le 14 février, la deuxième s’empare des suites Roméo et Juliette de Prokofiev et la dernière, le 10 mars, fait découvrir l’univers de la guitare classique, sous l’égide de Thibault Cauvin.

L’ONPL offre par ailleurs quelques temps forts de cette année musicale. Mi-novembre, le pianiste Bertrand Chamayou est invité par l’orchestre le temps d’un concert autour de Saint-Saëns et Sibelius. Début janvier, un autre pianiste, le Russe Alexeï Volodin offre des grandes pièces de la musique de son pays. Quelques jours plus tard, les musiciens jouent avec écran : un ciné-concert sur E.T et sa musique composée par nul autre que John Williams. Dernier concert à ne pas manquer : Kurt Weill chanté par… Lambert Wilson !

Pour finir cette liste des concerts à ne pas manquer à Nantes : le festival Variations ! Se déroulant du 31 mars au 5 avril, nous n’avons encore que peu d’informations sur la programmation de cette année. Cependant, le LU a déjà dévoilé une soirée : un ciné-concert autour du Dracula de Tod Browning, dont la musique est signée Philip Glass et interprétée par le pianiste et Michael Riesman.

A Nantes, la musique ne s’ennuie pas !