FESTIVAL : « Aux armes, contemporains » ouvre la saison de la Scala de Paris les samedi 11 et dimanche 12 octobre 2019.

Franchouillards, la Scala de Paris ? A voir le titre de leur festival dédié à la musique et la création contemporaine, on serait tenter de le penser… Cependant, rien dans la programmation de ce week-end musical ou dans les ambitions de la salle parisienne ne fait référence à un sentiment nationaliste. Au contraire, le festival, qui fête sa deuxième édition, prouve son ouverture au monde, et surtout à celui du présent : celui du renouveau perpétuel de la musique « savante ». Entendez par là une musique qui sait s’adapter voire anticiper les mutations de notre temps.

Pour sa deuxième édition, le festival offre un weekend éclectique de quatre concerts : un récital de piano, de la musique machinée, de grandes œuvres du XX et XXIème siècle et une incursion dans la musique électronique.

C’est un grand nom du piano qui ouvre le festival le 11 octobre : David Kadouch. Dans son album Révolution, sorti début 2019 par le label Mirare, le pianiste offre un point de vue musical très métaphorique sur les différents types de révoltes, mondiales comme intimes. A la Scala, il décide de se mettre à danser, en pas de deux ou en esquissant des tarentelles et autres valses.

Dans « Dansez-moi », titre du premier concert de ce festival (#1), Kadouch assemble pièces du répertoire classique et six créations mondiales, commandées pour l’occasion. Du Français, avec Fabien Touchard, la jeune Nigji Sanges ou encore Philippe Schoeller mais aussi des influences plus lointaines, grâce à la musique des (Franco-)Argentins Tomas Bordalejo et Gabriel Sivak. Le pianiste s’amuse également avec la Valse oubliée (n°2) de Lizst en y associant une création de Benoît Menut, la Valse retrouvée. Le concert se clôturera par un note de jazz, avec Tea for Two du célèbre jazzmen Art Tatum.

Deux heures plus tard, à 21H, le quatuor Béla, associé au remarquable pianiste Wilhem Latchoumia entre sur scène pour le #2 du festival. Après la danse, passons à la « Barbarie » : certainement grâce aux machines invitées sur scène. Ici non plus, point de discrimination, même les rustres mécaniques ont leur place au soleil.

Pas de machines pour le #3, mais un ensemble tout de même singulier : un quatuor d’accordéons ! Les quatre Aeolina partagent l’affiche le 12 octobre à 19h avec la pianiste Claire-Marie Le Guay et le quatuor, à cordes cette fois-ci, Girard. Le festival se clot ce même jour à 21h avec un #4 poussant le classique vers l’électronique. L’ensemble l’Itinéraire s’accorde avec ODEI, groupe électro-pop. D’après une base de morceaux écrits, les deux entités élargissent leur musique vers de l’improvisation toute électronisée.

Avec son festival « Aux armes, contemporains », la Scala offre aux fanas d’une musique savante venant de tous les pays et revêtant toutes les formes, un horizon vaste de ce qu’elle peut nous apporter aujourd’hui.

Les vendredi 11 et samedi 12 octobre, à 19 heures et 21 heures à la Scala Paris. Toutes les informations sur le site de la Scala.