France 3 diffuse ce lundi 9 décembre le documentaire « Thibault Cauvin, fils de rocker » retraçant la relation qu’entretient le guitariste classique avec son père, aussi guitariste, mais d’un autre genre !

Chez les Cauvin, la guitare est une passion commune. Comme chez d’autres familles, à l’exemple des Mozart ou des Chedid, la musique se transmet de père en fils. Dans « Thibault Cauvin, fils de rocker », Eric Lemasson explore cet amour traversant les générations. Le réalisateur a suivi Philippe et Thibault Cauvin pendant plusieurs années pour décrypter l’intimité d’une relation père-fils unis par la guitare.

Le père, Philippe Cauvin, est un rocker. Fondateur du groupe Uppsala, il a développé son amour pour la musique dans les années 1970, période ou l’alternatif et l’expérimental étaient rois. « Comme l’enfant que j’étais, mon père et ses amis se déguisaient pour jouer et sauter en l’air. Je ne voyais pas de différence entre lui et moi ! » explique Thibault Cauvin lors d’une projection du documentaire au cinéma Jean Eustache de Pessac.

La transmission se fait naturellement. Le fils de Philippe se passionne de guitare dès son entrée au conservation de Bordeaux. Thibault apprend l’instrument « comme la plupart d’entre nous ont appris le Français : sans s’en rendre compte. La guitare est ma langue paternelle. » Rapidement virtuose de la guitare classique, le jeune Thibault parcourt le monde dès ses douze ans. D’un pays à l’autre, Thibault joue devant des jurys de guitaristes émérites et se fait un nom lors de concours internationaux. Sur la route, son père conduit, lui révise à l’arrière. Thibault gagnera treize Premier prix de concours, avant l’âge de 20 ans, palmarès encore inégalé. Et depuis : plus d’un millier de concerts, des disques à succès, une renommée internationale…

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« J’ai réalisé le rêve de mon père » résume le fils. Loin des clichés du père tyrannique ou du fils tuant le père, « Thibault Cauvin, fils de rocker » révèle avec tact les enjeux de cette carrière construite à deux. Une seule chose est sûre pour Thibault : « je ne veux pas être père ! »

Diffusion le 9 décembre à 23h sur France 3 du réseau Nouvelle Aquitaine. Il sera repris plus tard sur le réseau national et en replay. Plus d’info ICI