INTERVIEW PERCHÉE – Il signe son premier opéra, un opéra-comique : Les bains Macabres. Le compositeur Guillaume Connesson se prête au jeu de l’Interview perchée® de Séverine Garnier, fondatrice du site Classique mais pas has been.fr Il révèle les ficelles de son métier et son amour pour la chanson française !

Guillaume Connesson est l’un des compositeurs français les plus joués dans le monde. Il peut s’enorgueillir, à 49 ans, d’avoir reçu deux Victoires de la Musique classique (en 2015 et en 2019) et le Grand Prix de la Sacem en 2012.

Alors que beaucoup tiraient à boulets rouges sur l’élitisme de la musique classique contemporaine, les œuvres de Connesson ont réussi à trouver leur public. Sa musique a fait l’objet d’albums publiés par le label international Deutsche Grammophon. Elle renoue avec l’héritage classique (« néotonal » selon le jargon approprié), celui de Dutilleux, Ravel et des compositeurs minimalistes américains.

Avec Les bains macabres, Guillaume Connesson franchit une étape importante dans la carrière d’un compositeur : le lyrique ! Lui qui brille déjà dans les répertoires de la musique de chambre et de la musique symphonique a choisi d’aborder l’opéra sous un angle léger, comique.

Le livret, signé du romancier bordelais Olivier Bleys, transporte l’auditeur dans un univers légèrement surnaturel, se déroulant de nos jours dans une cité balnéaire des rives de la Méditerranée. Célia Verdier, employée aux Bains Terminus un établissement thermal, est tiraillée entre deux amants potentiels : Nestor Gobineau, son directeur (très épris d’elle mais qui ne lui plaît pas tant que ça) et Mathéo. Mathéo est un ancien curiste… qui a perdu la vie aux Bains, un fantôme donc !

LES BAINS MACABRES : Opéra comique de Guillaume Connesson sur un livret d’Olivier Bleys. Création mondiale le 24 janvier au Théâtre Impérial de Compiègne par l’ensemble Les Frivolités Parisiennes. Reprise du 31 janvier au 6 février au Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet à Paris. Et le 15 février à Saint-Dizier.