PUBLIREPORTAGE – Du 1er avril au 26 juillet se tiendra l’exposition « Comme en 40 … » au Musée de l’armée. Différents événements seront organisés autour, dont une série de dix concerts dans le cadre de la Saison musicale des Invalides.

1940. Année cruciale pour la France : capitulation du Maréchal Pétain le 17 juin, appel du Général De Gaulle le 18, création de la France libre.

Côté compositeurs, Darius Milhaud est contraint à l’exil, Jehan Alain meurt au champ d’honneur, Olivier Messiaen est envoyé au Stalag et Francis Poulenc rejoint le Front national de la Musique, créé à l’appel du Parti communiste.

Pour commémorer ces heures sombres la Saison musicale des Invalides organise dix concerts, dans la Cathédrale Saint Louis ou dans le Grand salon, dont certains risquent fort de nous donner la chair de poule.

Comme celui du 23 avril, qui verra l’Orchestre symphonique de la Garde républicaine s’associer au pianiste David Lively pour évoquer l’Angleterre meurtrie par la guerre. Au programme l’ouverture de la 5e symphonie de Beethoven (vous savez, celle avec le pom-pom-pom-pom initial, trois brèves une longue, pour un V de la victoire en morse, qui servit de générique à l’émission de la résistance « les Français parlent aux Français »), la poignante Sinfonia da Requiem de Britten, composée en 1940, et le concerto pour piano de Khatchaturian.

Haute valeur émotionnelle garantie pour le concert autour du Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen. Écrit en captivité au Stalag de Görlitz, en Haute-Silésie, il y fut créé le 15 janvier 1941, avec Olivier Messiaen au piano et trois autres musiciens prisonniers. Le 4 mai prochain Charlotte Juillard au violon, Bruno Philippe au violoncelle, Raphaël Sévère à la clarinette et Tristan Raës au piano s’empareront de cette partition tour à tour poignante et élevante.

Quant au concert du 28 mai il verra peut-être le public se dresser comme un seul homme à l’écoute du Chant des partisans par le Chœur de l’armée française ou avoir les yeux qui piquent pendant l’Adagio de Barber par les cordes de l’Orchestre symphonique de la Garde républicaine. Sans oublier le formidable violoniste Daniel Hope, qui s’est passionné pour la vie musicale de la Seconde Guerre mondiale, notamment la musique au camp de Terezín, qui là sera en soliste dans le concerto de Britten, créé au Carnegie Hall de New York le 27 mars 1940.

Enfin, last but not least, le pianiste Pascal Amoyel, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand et le comédien Francis Huster évoqueront la mémoire du Général De Gaulle le 15 juin, à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort et du 80e anniversaire de l’Appel du 18 juin. Pour que retentisse à nouveau : « Moi, général De Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français, les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

L’intégralité des concerts

Saison musicale des Invalides. De 8 à 35 euros. Toutes les infos sur http://saisonmusicale.musee-armee.fr.