Du classique en temps de confinement #3 : du cœur à l’ouvrage

PLAYLIST – Une playlist dynamique pour se donner du cœur à l’ouvrage en cette troisième semaine de confinement … Une playlist à retrouver également sur nos chaînes sur YouTube et Spotify.

Télétravail, école à la maison, soutien aux plus fragiles… : intégrer les paramètres nouveaux de notre vie en temps de confinement nécessite du courage, de l’énergie, de la souplesse. Nous vous donnons quelques prescriptions musicales pour se motiver en temps de confinement.

Johann Sebastian BACH
Pour se mettre en jambe… du Bach ! Figurez-vous que la régularité et le rythme, il n’y a rien de mieux .. pour s’entraîner aux claquettes ! Une expérience vécue (sans rire) sur les Prélude & fugue du Clavier bien tempéré de Bach. Vous expliquer ce que veux dire « bien tempéré » en termes musicologiques est, si vous me passez l’expression, une tannée (mais si vous y tenez, allez ici). Alors retenons plutôt l’expression « bien tempéré » pour notre humeur et imaginons-là… équilibrée !

Le rythme et la régularité, il n’y a rien de mieux pour faire… de la musique éléctro. La preuve avec le pianiste Francesco Tristano et le DJ Carl Craig… et Bach, bien sûr !

Leroy ANDERSON
Compositeur américain, Leroy Anderson n’a pas laissé une trace indélébile dans l’Histoire de la musique. Mais il a composé en 1950 une sympathique musique intitulée The Typewriter, « La machine à écrire », idéale pour notre époque de télétravail, où le clavier d’ordinateur (ou de smartphone mais c’est moins bruyant) berce nos heures de travail. La voici en 1963 ; elle accompagne un sketch du comique Jerry Lewis mais vous trouverez également des versions purement symphoniques avec, en soliste, un percussionniste tapant sur une vieille machine à écrire, comme l’exige la partition.

Éric SATIE
La Sonatine bureaucratique est l’un des blagues dont Éric Satie a le secret. Elle n’a rien d’une machine à écrire mais plutôt d’une rêverie d’un travailleur dont l’esprit est ailleurs…

Antonin DVORAK
Mon remède miracle quand l’énergie vient à manquer est… américain ! A moins qu’il ne soit tchèque puisque ce quatuor dit « américain » a été composé par Antonin Dvořák, un Tchèque ou plutôt un Autrichien puisque la Bohème où il est né était alors sous domination autrichienne. Dvořák migre aux États-Unis et pour rendre hommage à sa terre d’accueil compose ce Quatuor, qui personnellement m’évoque les grands canyons traversés par un cavalier au galop. #CowboyMalboro

Richard STRAUSS
Accomplir une tâche est comme grimper une montagne : un pas devant l’autre, à un rythme régulier. Richard Strauss (merci de ne pas confondre avec les auteurs des valses viennoises, rien à voir) était un grand marcheur. Dans sa Symphonie alpestre (vers 1911-1915), il a su rendre exactement toute les étapes d’une magnifique randonnée avec sa grimpette, son vent frais, les cloches des vaches, ses éboulis, son orage et son refuge. Prenons part à l’ascension pour soutenir notre effort …

Joseph KOSMA
Parfois, on aimerait bâcler son travail et retourner à des choses plus frivoles. Comme j’aime beaucoup l’ironie, je me chante alors cet air de Joseph Kosma ( merci de ne pas confondre avec l’auteur de La Boum ou Le grand blond avec une chaussure noire, Vladimir Cosma) sur des paroles de Prévert. Il commence comme un conte pour enfants : l’histoire d’un village, d’une petite fille et d’un oiseau que le chat du village a… « à moitié dévoré ». « Il ne faut jamais faire les choses à moitié » dit le conte. Allez au boulot !

Retrouvez cette playlist sur notre chaine YouTube et sur Spotify

Liste détaillée des œuvres

  • Bach : Prélude & fugue en do mineur du Clavier bien tempéré BWV 847.1 (cahier 1)
  • Francesco Tristano – Carl Craig – « Red Hot Bach » : LudePre
  • Anderson : The Typewriter
  • Satie : Sonatine bureaucratique
  • Dvořák : Quatuor à cordes no 12 en fa majeur, B. 179 (op. 96) « Américain »,
  • Strauss : Eine Alpensinfonie, Op. 64, TrV 233: Auf der Alm
  • Kosma/Prévert : Fable