PLAYLIST – Pour ne pas me croire en vacances à l’annonce de cette période de quarantaine, j’ai cherché une routine pour organiser mes journées, et de nouvelles idées pour venir les enrichir : à côté du travail, je jardine, je dessine, je m’initie au portugais et j’écoute de la musique… Voici ma playlist « baroque » qui m’aide à penser mon confinement comme une période saine et prolifique. Une playlist à retrouver également sur nos chaînes sur YouTube et Spotify.

Pour commencer la journée, j’ai besoin d’un peu de peps, de bulles pétillantes, d’énergie folle. La Tarentelle de Kircher par les pattes d’araignée -euh, pardon, les doigts- de l’Arpeggiata va me donner cette fougue, qui me fera l’effet d’un bon café : ma journée peut maintenant commencer !

Après le petit-déjeuner, yoga ! Il me faut quelque chose de tranquille, de doux pour me plonger dans un état de paix et de sérénité… Je mets dans ma chaîne le disque du Kitgut Qurtet, Tis too late to be wise (il est trop tard pour être sage). Ce quatuor à corde sur instruments anciens – Amandine Beyer, Naaman Sluchin, Josèphe Cottet, Prédéric Baldassare – a récemment enregistré des pièces anglaises – le répertoire baroque d’outre-Manche étant connu pour sa mélancolie . Ainsi, ils présentent le répertoire de quatuor avant sa création « officielle » par Haydn et Boccherini. Planant à souhait : par une mystérieuse magie, on croirait parfois entendre un consort de violes, comme dans cette Pavan d’Henry Purcell :

On travaille un peu maintenant ? Je sais ce qui va me permettre de rester concentrée : le timbre chaud et rond du luth baroque de Rolf Lislevand, comme dans cette pièce La belle homicide, de Charles Mouton :

Ah, je suis contente de moi : j’ai bouclé tout mon travail pour l’Université, ainsi que l’administratif. Instant détente maintenant ! Lecture, dessin, jardinage, tricot : qu’écouter ? Du Vivaldi pourquoi pas ! Alors je pourrais regarder dans les disques parus dans le cadre de l’intégrale Naïve, la Vivaldi edition – par exemple Delphine Galou avec l’Accademia Bizantina dont voici l’interview – ou bien me plonger dans le dernier enregistrement d’Ophélie Gaillard et de son ensemble, Pulcinella Orchestra, I Colori dell’Ombra. Les couleurs de l’ombre ? Le premier mouvement du concerto pour violoncelle en la mineur RV419 les illustre assez bien :

Pour cuisiner le dîner, je cherche quelque chose de frais à l’image de la salade healthy que je suis en train de me concocter ! Je lance donc le Florilège baroque de l’ensemble Amarilis, qui fête avec cet enregistrement ses 25 ans ! Sur une base de cordes fraîches et acidulées, ajoutez le jet fruité d’une flûte à bec : voici le premier mouvement du concerto pour flûte en Do Majeur, RV 444, toujours de Vivaldi :

Enfin, avant d’aller me coucher, je me laisse border par l’ensemble Près de votre oreille qui me chante des airs anglais, doux et tranquilles. Voici ce que nous en disions l’année dernière : chronique. Mes yeux se ferment sur Come Sorrow, de Robert Jones (c. 1577-1617), extrait de son Second Booke of Songs and Ayres (London, 1601) :

Liste détaillée des oeuvres et disques présentés ici :

  • L’Arpeggiatta : Kircher, Tarentelle
  • Kitgut Quartet : Purcell, Pavan – disque « Tis too late to be wise », paru chez Harmonia Mundi
  • Rolf Lislevand : Mouton, La Belle Homicide – disque « La Belle Homicide », paru chez Naïve trésors
  • Pulcinella Orchestra : Vivaldi, Concerto en La mineur – disque « I Colori dell’Ombra » paru chez Aparté
  • Ensemble Amarilis : Vivaldi, Concerto pour flûte en Do majeur – disque « Florilège baroque » paru chez Évidence
  • Près de votre oreille : teaser – disque « Come Sorrow » paru chez Paraty

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