Parcourant la meilleure période de sa carrière, de 1960 (À bout de souffle, Jean-Luc Godard, musique de Martial Solal) à 1981 (Le Professionnel, Georges Lautner, musique d’Ennio Morricone), l’album puise parmi les meilleurs compositeurs de cette époque. Crédit : Getty Image

Musiques de film : Bebel en mode Majeur

VINYLE – Parcourir la carrière d’une légende du cinéma au-travers des musiques de ses films ? Un exercice auquel la collection Écoutez le cinéma est rompue. Après de très belles éditions autour d’Alain Delon et de Louis de Funès, voici un vinyle consacré à Jean-Paul Belmondo.

Parcourant la meilleure période de sa carrière, de 1960 (À bout de souffle, Jean-Luc Godard, musique de Martial Solal) à 1981 (Le Professionnel, Georges Lautner, musique d’Ennio Morricone), l’album puise parmi les meilleurs compositeurs de cette époque : Georges Delerue, Philippe Sarde,  Francis Lai, Claude Bolling… On passe du célèbre thème de Flic ou voyou (Philippe Sarde) avec le légendaire Chet Baker à la trompette, à La Scoumoune électronique (François de Roubaix)  jusqu’au sifflement angoissant de Peur sur la ville (Ennio Morricone), sans oublier la vraie place qui est faite à Georges Delerue avec quatre partitions célèbres, du Cartouche de Philippe de Broca au Cerveau de Gérard Oury. 

 À noter : les plus rares thèmes de L’Alpagueur (Michel Colombier) et d’Un Homme qui me plaît (Francis Lai). 

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On peut regretter quelques absents de marque, notamment la partition douce-amère de Stephen Sondheim pour le Stavisky d’Alain Renais ou encore l’orientalisme décalé de Michel Magne pour Un Singe en hiver d’Henri Verneuil . Le thème mythique du Casse (Henri Verneuil) d’Ennio Morricone avait aussi sa place dans cette compilation. La faute sans doute au format limité en temps du vinyle, dont le mastering est d’ailleurs de très bonne qualité, comme toujours dans cette collection.

Jean-Paul Belmondo, comme Alain Delon avant lui, méritait amplement un album musical à la gloire d’une filmographie qui évoque un âge d’or du cinéma français et de sa musique. 


Pourquoi on aime ?
Parce que Bebel dans ses meilleures années a eu droit aux meilleures musiques pour accompagner sa belle gueule et sa gouaille légendaire.

C’est pour qui ?
Les cinéphiles, les BOphiles, les Bebelphiles, les types de 130 kilos qui parlent et ceux de 60 qui les écoutent.

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