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Des étoiles plein les yeux

À L’ÉCRAN – Dans Graines d’étoiles, mini-série à voir sur Arte, on suit les élèves de l’école de danse de l’Opéra national de Paris, avant de les retrouver cinq ans plus tard. Un monde totalement à part, dans lequel on se plonge avec délice et enchantement.


Peut-être allez vous avoir des étoiles dans les yeux, à la lecture de cet article, ou encore la larme à l’œil, en regardant la série Graines d’étoiles, disponible depuis le 1er janvier sur Arte.tv. Entre 2012 et 2017, la réalisatrice Françoise Marie a suivi les élèves de l’école de danse de l’Opéra de Paris, de leurs débuts à leur entrée dans les plus grands ballets. La première saison présente le quotidien des jeunes danseurs : école le matin, danse l’après-midi et spectacles le soir. Dans la seconde, on les retrouve cinq ans plus tard. Les petits rats sont devenus quadrille ou coryphée, ont intégré le prestigieux corps de ballet et rêvent tous de devenir danseur étoile. Mais la compétition est rude…

Au début

Dorothée, Carola, Philippine, Chu, Corentin ou encore Benjamin. Tous âgés de 11 à 17 ans, ils ont intégré la prestigieuse école de danse de l’Opéra de Paris. Leur vie est réglée comme du papier à musique. Entre apprentissage scolaire, séances de barre, cours de maintien, de solfège ou d’ensemble et préparation du défilé de l’école de danse, ils n’ont pas le temps de rêvasser. L’exigence règne ici en maître. La passion qui s’exprime dans leurs yeux et dans leurs propos montre qu’ils en sont conscients et qu’ils sont à la hauteur. Comme le dit joliment Philippine : « Il faut imaginer que tout est sombre, sans lumière, qu’on a une petite lampe accrochée au talon et qu’il faut la présenter pour éclairer la salle. »

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Cinq ans après

On les retrouve cinq ans après. Ils ont à présent entre 17 et 23 ans. Si un quart d’entre eux a intégré le corps de ballet de l’Opéra de Paris, la moitié a dû quitter l’école de danse avant la fin du cursus. Certains se sont dirigés vers des compagnies en province ou à l’étranger (San Francisco, Dresde, Ravello…). Utilisant leur corps comme un outil de travail, ils s’astreignent à une discipline de fer (répétitions du répertoire classique ou contemporain, spectacles, festivals, énièmes compétitions…), toujours avec l’inébranlable ambition de toucher un jour les étoiles…

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La réalisatrice Françoise Marie, avec pudeur et élégance, nous fait entrer dans l’univers prestigieux et ancestral de l’école de danse de l’Opéra de Paris, où le raffinement, la discipline, la beauté du port et l’importance du menton relevé règnent en maîtres.

Françoise Marie, Graines d’étoiles, Arte, France, 2012-2017, 12 x 27′