© Dilili à Paris

NOUVEAUX FORMATS – Télévision, VOD, YouTube… Retrouvez les programmes dédiés à la musique classique, sélectionnés par la rédaction et diffusés du 30 janvier au 6 février.

À la télévision

Opéra pour un empire : incollable vous serez…

Qui a construit l’Opéra de Paris ? Quel chef d’État l’a commandé ? Pourquoi l’Empereur y entre-t-il par une porte spéciale ? Vous séchez ? Dans Un opéra pour un empire, Patrick Cabouat combine images d’archives, reconstitutions et témoignages de nombreux experts (architectes, conservateurs, historiens…),, pour raconter le chantier pharaonique, l’histoire de Charles Garnier, et l’urbanisme parisien du Second Empire. Avec ce documentaire d’Arte fourmillant d’anecdotes, d’analyses et de reconstitutions, vous deviendrez incollable sur le Palais Garnier et sur l’architecte à qui il doit son nom.

Lire notre article dédié
Samedi 30 janvier à 20h50 sur Arte et jusqu’au 30 mars sur arte.tv (1h30)
En replay

Pelléas et Mélisande à l’Opéra de Rouen-Normandie

Si vous êtes un.e jeune novice en matière d’opéra, mieux vaut que vous le sachiez : Debussy est à l’opéra ce que David Lynch est au cinéma, autrement dit, un créateur qui manie le mystère. Dans Pelléas et Mélisande comme dans Mulloland Drive, les personnages paraissent normaux : un grand frère Golaud qui aime chasser, un demi-frère rêveur Pelléas, leur grand-père le roi Arkel qui trouve que les jeunes d’aujourd’hui font n’importe quoi, leur mère Geneviève qui s’occupe du petit garçon Yniold. Mais dans le château, l’ambiance est bien bizarre. Les arbres sont si grands que les rayons du soleil ne passent pas . L’eau est partout, même dans la partition. Les dialogues sont soit absurdes soit pleins de sous-entendus. Mais, comme avec David Lynch, on regarde encore et encore cet opéra dans l’espoir d’en saisir toute la dimension. La version de l’opéra de Rouen est la bonne surprise de ce début 2021. Le chef Pierre Dumousaud (lire son portrait ici) conduit avec maturité une belle troupe de jeunes chanteurs dont Adèle Charvet et Huw Montague Rendall qui, disons-le, vus les circonstances (sans public + captation + prises de rôle), assurent grave. Notre chère Lucile Richardot est une Geneviève super flippante, on adore ! Éric Ruf, aidé par Christian Lacroix pour les superbes costumes chatoyants, a choisi l’eau comme élément central de sa mise en scène : l’idée n’est pas nouvelle -mais tellement pertinente ! – et simplement belle. Car oui, dans Pelléas et Mélisande, il y aussi des choses simples ! (S.G.)

À voir sur YouTube (3h08)

Alexandre Kantorow : un prodige à la Philharmonie

« Je veux avoir des moments sans piano » : nous avait-confié le jeune Alexandre Kantorow au moment où il remportait (le seul Français à le faire !) le Premier prix du prestigieux concours Tchaïkovski. Dirait-il la même chose en ces temps de réduction drastique des concerts !? On aurait tous envie de lui répondre : « nous on veux des moments AVEC piano » ! Alors on ne manquera pas le récital de ce pianiste extraordinaire, capté vendredi 29 depuis la grande salle Pierre-Boulez de la Philharmonie de Paris. Un concert gratuit, produit par Bouygues construction et le festival Les Estivales de musique en Médoc, qui ont déjà fait preuve de leur engagement auprès des artistes dans cette crise.

Diffusé le 30 janvier à 20h30 sur Philharmonie Live et medici.tv, où il restera disponible en différé
En VOD

Titon et l’Aurore à l’Opéra comique

Diffusée le 19 janvier dernier, 90 000 personnes de 91 pays ont pour l’heure vu la représentation de Titon et l’Aurore à l’Opéra-Comique, sur la chaîne Medici. Un véritable succès qui s’explique sans doute par le besoin d’amour exacerbé que nous procure la pandémie et que l’histoire entre le berger Titon et l’Aurore fugitive vient pallier… « Chez Mondonville, les mélodies sont très jolies, peut-être aussi jolies que chez Rameau… », estime William Christie, le fondateur des Arts florissants. Le chef d’orchestre a retrouvé la salle Favart pour diriger la pastorale héroïque de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772), opéra mélodieux et coloré du XVIIIe siècle, mêlant amour, jalousies et divinités sous fond d’une musique absolument géniale.

À voir sur medici.tv jusqu’au 19 avril. (2h07)
Sur Youtube

Erik Satie : son succès fou au cinéma

Qu’ont en commun le merveilleux Dilili à Paris de Michel Ocelot et la médiocre Casa de Papel ? La Gnossienne No. 1 d’Erik Satie. Do, mi bémol, ré, do, do, si, do, si. Les compositions de Satie inondent le cinéma et les séries télévisées. Dans l’un de ses derniers épisodes, Blow Up, la série cinéphile d’Arte, propose un tour d’horizon des œuvres cinématographiques qui ont pioché dans le répertoire du compositeur et pianiste français. Amateur de Gymnopédies et autres Gnossiennes, cette vidéo est faite pour vous !

À voir sur YouTube