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Anton Reicha et le plaisir des variations

CD – Avec un troisième disque consacré à l’œuvre pour piano d’Anton Reicha, le pianiste serbo-américain Ivan Ilić nous emmène dans une balade ludique et réjouissante.

À l’heure où beaucoup de pianistes se cantonnent dans un répertoire tellement connu qu’il en finit par devenir ennuyeux, cela fait un bien fou de tomber sur un pianiste assez audacieux pour consacrer plusieurs années de sa vie à un compositeur oublié. 

LIRE NOTRE PORTRAIT : Ivan Ilić, un pianiste de la génération Y

C’est en 2017 que, grâce à l’enthousiasme d’Ivan Ilić (que les lecteurs de Classique mais pas has been ont pu suivre depuis longtemps), avec le soutien du label Chandos, le monde a (re)découvert la musique d’Anton Reicha (1770-1836), un ami de Beethoven, élève de Haydn, et professeur de Berlioz, Liszt, et Gounod. Comme quoi, on peut avoir un CV énorme de son vivant et être totalement oublié après sa mort !

© Chandos

Dans ce troisième volet, sur les cinq prévus, Ilić interprète avec beaucoup de verve L’Art de varier op. 57, qu’il considère comme le chaînon manquant entre les Variations Goldberg de Bach et les Variations Diabelli de Beethoven (1819-23). Composé entre 1803 et 1804, ce recueil de 57 variations sur un thème original montre l’immense maîtrise technique et le sens de l’expérimentation de Reicha. Il part d’un thème simple et reconnaissable, qu’il transforme 57 fois en modifiant la mélodie, le rythme, ou l’harmonie.

Pourquoi on aime ? 

Pour s’amuser à deviner quels compositeurs ont été influencés par Reicha, et pour l’interprétation claire et colorée d’Ivan Ilić.

C’est pour qui ? 
  • Pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus du répertoire et découvrir un répertoire inconnu.
  • Pour ceux qui avaient déjà aimé les premiers volumes de cette intégrale. Voir à ce sujet, notre article sur le volume 1 : Reicha par Ivan Ilić : l’ami retrouvé
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