© Nikolai Sevke

On regarde quoi cette semaine ?

NOUVEAUX FORMATS – La musique classique est partout, ou presque ! Chaque semaine, on scanne sa présence sur les écrans (télévision, VOD, YouTube…). Retrouvez les programmes sélectionnés par la rédaction et diffusés du 3 au 9 avril.

Un festival de Pâques 2.0

Une bonne nouvelle en ces temps bien tristes : le festival de musique classique d’Aix-en-Provence a bien lieu cette année. Une deuxième bonne nouvelle, la totalité de ses concerts sont retransmis gratuitement chaque soir à 20h30, ainsi que le week-end à 11h30. Une troisième bonne nouvelle ? La technologie ne cesse de nous surprendre : grâce aux différentes caméras qui captent les concerts, vous pouvez choisir d’où le regarder. Au total, 20 concerts sont à voir, avec une programmation variée et riche, voire même… un peu bling-bling. Dans les dates à suivre, retenons La Passion selon Saint-Matthieu de Bach par l’ensemble Pygmalion, ce vendredi 2 avril. Ou encore le programme Camille Saint-Saëns de l’ensemble Les Siècles, dimanche 4 mars, un concert de la pianiste Maria Joao Pieres le 7 avril et un événement pour le moins étonnant, du classique à l’électro, mené par Barbara Hannigan, lundi 5 avril. La programmation complète de cette folle édition est à retrouver ici.

Sur le site du festival, jusqu’au 11 avril

Du chocolat… et du Bach pour Pâques

La semaine Sainte reste une excellente occasion d’entendre quelques-unes des pages les plus inspirées du répertoire. Parmi les musiciens qui comptent dans le domaine, Johann Sebastian Bach. Ses deux passions les plus connues (Saint-Jean et Saint-Matthieu) résonneront ce week-end dans votre salon, dans des versions captées et retransmises en ligne sur les plateformes auxquelles vous êtes maintenant habitués. Passions, oratorios et autres musiques sacrées… On regarde quoi ce week-end ? Bach, évidemment…


La Passion selon saint Matthieu par l’ensemble Pygmalion, sur Arte Concert, vendredi 2 avril à 19h30

Retrouvez ici notre sélection de programmes pour le week-end
À LIRE ÉGALEMENT : “Pas de Pâques sans Bach !”
Quand le diable frappe à la porte de l’Athénée

Associer dans un même spectacle Jacques Offenbach et Arnold Schoenberg, comment dire… voilà une drôle d’idée. Le premier (1819 est connu pour ses grands moments de jambes en l’air – nous parlons bien sûr du French Cancan dansé sur le Galop infernal de son opéra bouffe Orphée aux Enfers. Le second (1874-1951) est LE compositeur de la modernité, inventeur du dodécaphonisme qui est l’art de composer de la musique captivante tout en prouvant que l’on sait compter jusqu’à 12. Avec Les Trois Baisers du diable, Offenbach signe en 1857 un opéra fantastique dans lequel Gaspard essaye de corrompre la chaste et pure femme de Jacques. Le plus rare Von Heute auf Morgen, écrit par Schoenberg en 1929 sur des textes de sa femme Gertrud est le récit d’une soirée de fantasmes… échangistes. Comme quoi, entre Schoenberg et Offenbach, le plus coquin des deux n’est pas forcément celui qu’on croit ! Ce premier opéra dodécaphonique de l’histoire est un bijou, tant dans sa musique que dans son texte. “Que nous reste-t-il de ce monde, sinon rêver un peu” écrit Gertrud Schoenberg… L’Athénée Théâtre Louis-Jouvet et l’Ensemble Musica Nigella vous proposent d’assister à la captation de ces deux petits ouvrages lyriques réunis sous le titre Quand le Diable frappe à la porte.

Sur le site de l’Athénée du 5 au 11 avril 2021

Xavier de Maistre et la harpe

Instrument féérique et mystérieux, choisir d’apprendre la harpe n’est pas anodin. Cela témoigne certainement d’une envie de détonner, de ne pas faire comme les autres. Xavier de Maistre, musicien hyperactif et surprenant, est l’un des meilleurs harpistes de sa génération. Après avoir tenu le poste de harpe solo du Philharmonique de Vienne, l’un des orchestres les plus prestigieux du monde, Xavier de Maistre connaît aujourd’hui une prestigieuse carrière de soliste et de pédagogue. Dans un portrait à voir sur Arte, le musicien livre, entre interprétations et confidences, ses passions et son amour pour un instrument avec lequel il est pourtant difficile de faire carrière en solo. Une rencontre qui pousse également les portes du Musée de la harpe Victor-Salvi à Piasco, dans le Piémont, pour découvrir plus amplement la composition et la prise en main de cet instrument à cordes mythique.


Sur Arte (44′)

A LIRE ÉGALEMENT “Sur YouTube, l’Opéra et ses zouz brise le tabou des règles”
Portrait d’orchestre, à la découverte des instruments et des musiciens

Sur la chaîne YouTube de l’Opéra national de Paris, vous pourrez découvrir que l’ONP possède deux orchestres, le bleu et le vert…, dont les membres, dans des portraits sensibles et passionnants, reviennent sur leurs parcours et décortiquent pour notre plus grand bonheur leurs instruments. Le dernier épisode réunit Clara Strauss et Aurélien Sabouret, respectivement violoncelliste et premier violoncelle solo.

Sur YouTube (12 x 8′)