On regarde quoi cette semaine ?

NOUVEAUX FORMATS – La musique classique est partout, ou presque ! Chaque semaine, on scanne sa présence sur les écrans (télévision, VOD, YouTube…). Retrouvez les programmes sélectionnés par la rédaction et diffusés du 10 au 16 avril.

À LA TÉLÉVISION
500 ans de musique au château de Chambord

Arte rediffuse ce dimanche un concert aux allures de documentaire, qui célèbre cinq siècles de musique classique au cœur du château de Chambord, le plus franco-italien de notre territoire. Aux quatre coins du monument historique, on se plonge avec plaisir et émerveillement dans les œuvres des plus grands artistes qui ont entremêlé répertoires français et italiens : Lully, Rameau, Rossini, Vivaldi… Un concert magnifique orchestré autour de l’ensemble les Talents lyriques de Christophe Rousset, avec les sopranos Véronique Gens et Sophie Karthäuser, les barytons-basses Jean-Sébastien Bou et Jérôme Boutillier, le ténor Emiliano Gonzalez Toro et le contre-ténor Philipp Mathmann. Entre les différents morceaux, historiens et experts livrent des anecdotes et retracent l’histoire de cette merveille française commandée au XVIe siècle par François Ier. Un régal pour les oreilles et les yeux.

  • Dimanche à 18h10 sur Arte et déjà sur Arte.tv (1h30)
Fauteuils d’orchestre reçoit Sonya Yoncheva

Vous aussi, vous adorez Sonya Yoncheva ? Ça tombe bien, la magnifique soprano bulgare est l’invitée du prochain épisode de Fauteuils d’orchestre, l’émission 100% classique du service public. À ses côtés et sous la houlette de la présentatrice Anne Sinclair, se succéderont le ténor Benjamin Bernheim, l’accordéoniste Félicien Brut et le jeune contre-ténor Jakub Józef Orliński. Et comme on en a jamais assez, de Sonya Yoncheva, elle donnera un concert en seconde partie d’émission, avec la violoncelliste Astrig Siranossian et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Myung-Whun Chung, ainsi que la Cappella Mediterranea, sous la direction de Leonardo García Alarcón.

En attendant, voici l’air Ritorna vincitor, extrait de l’opéra Aïda de Verdi, qu’elle interprétait en février dernier à l’Abbaye de Schussenried :
  • Vendredi 16 avril à 21 heures sur France 5 (1h10)
Lire également « Cappella Mediterranea à la rencontre de Sigismondo d’India »
En streaming
Quand le diable frappe à la porte… de l’Athénée

Qui a eu l’idée saugrenue de réunir Les Trois Baisers du diable de Jacques Offenbach et le Von Heute auf Morgen (Du Jour au lendemain) de Schönberg ? Dans une mise en scène intime et simple au Théâtre de l’Athénée, Alma Terrasse mêle ces deux œuvres aux univers et époques totalement différents, pour en faire un « dyptique lyrique » unique, entourée d’une équipe très réduite : cinq musiciens dans la fosse qui jouent douze instruments, dirigés par Takénori Némoto, et quatre chanteurs sur le plateau. Un défi et une composition digne d’un opéra de chambre, où l’équilibre entre la musique et le chant est soudain bien plus naturel. Pour les fans d’opérette, les amateurs de simplicité et les curieux.

Sur Youtube
La Flûte -cyber- enchantée de l’Opéra de Vichy

On peut se demander, en visionnant cette version 2.0 de La Flûte enchantée, quelle mouche a piqué le metteur en scène Samuel Sené. Certains puristes de l’opéra préparent peut-être déjà les fourches et les torches, en direction de l’Opéra de Vichy. Sans doute que Mozart, s’il pouvait voir cette interprétation de son opéra, serait sous le choc. D’un autre côté, Mozart est né quelque chose comme 250 ans avant Internet, et donc, il n’y comprendrait rien. Ici, le prince Tamino est un jeune qui se retrouve complètement aspiré par les réseaux sociaux (le serpent) et les dames de la nuit se manifestent par écrans interposés. Papageno, lui, est devenu un entrepreneur de start-up. Cet opéra, anachronique et divertissant, voire délirant, passe au crible Twitter, Facebook, les fake news, les emojis… Un format étonnant, dans laquelle la performance vocale est au rendez-vous, portée par le ténor Sahy Ratia (Tamino) et la soprano Sheva Tehoval (Pamina).