© Aria

FESTIVAL – Les Musicales en Lubéron se sont clôturées par un récital de la soprano Diana Damrau et le baryton Nicolas Testé, qui ont présenté la soprano Lise Nougier, aux côtés de l’Opéra national Avignon Provence et Debora Waldman.

« Diana Damrau, c’est la Meryl Streep de l’art lyrique. » La comparaison qui vient d’être portée à nos oreilles par un proche de l’intéressée apparaît comme une évidence. Est-ce ses yeux clairs, la forme de son visage, ou parce que, comme l’actrice américaine, la soprano Diana Damrau nous apparaît dotée de qualités de cœur en plus d’un grand talent artistique ? 

LIRE ÉGALEMENT : “Diana DAMRAU, LA PLUS BRILLANTE”

Une scène nous vient en tête : jeudi 29 juillet, clôture du festival des Musicales en Lubéron. Le vent du sud souffle chaudement sur les Taillades. L’Orchestre national d’Avignon-Provence, dirigé par Debora Waldman, joue les dernières notes des Filles de Cadix. Vêtue d’une magnifique robe bleue, Diana Damrau danse, telle une danseuse de flamenco. Les dernières notes de son timbre radieux transpercent le ciel d’été. Acclamée par le public, elle quitte la scène d’un large sourire et jette son pied en arrière. Olé. Nous voilà tous conquis. 

Star internationale, la soprano Diana Damrau présentait en conclusion des Musicales en Lubéron son programme lyrique Vivre ou Périr d’amour, aux côtés du baryton Nicolas Testé. Partenaires sur scène et dans la vie, ils ont pris sous leur aile et présenté au public à cette occasion Lise Nougier, tout juste diplômée du Conservatoire national. La soprano, formée au chant lyrique auprès de Marina Venant, rejoindra l’académie de l’Opéra de Paris à la rentrée de septembre.

LIRE ÉGALEMENT : Innocence à Aix : un choc pour l’histoire de l’opéra”

Devant un auditoire charmé, les trois chanteurs ont enchaîné, en solo ou en duo, les plus beaux airs de l’opéra, dont Dove sono des Noces de Figaro (Comtesse), Mira, o Norma de Norma (Norma et Adalgisa), O mio babbino caro de Gianni Schicchi… avant de conclure sur le sommet du bel canto, Casta diva.

La scène lui appartient

On ne se lasse jamais d’entendre Diana Damrau, au disque comme sur scène. La soprano a la vocalité foisonnante, bluffe à chaque fois, tant elle enchaine les notes avec une expression parfaite et un naturel fascinant. Elle danse, bouge, joue avec le public. La scène lui appartient.

Marraine la fée d’un soir, elle encourage et adoube Lise Nougier sur scène. Cette dernière, sans doute un poil intimidée (et humble!) au début du concert, semble acquérir au fil des airs plus d’aisance scénique. C’est lors de son O mio babbino caro solo, qu’elle fait la démonstration de son immense potentiel. Une voix fine et recherchée et déjà riche en nuances. On sait d’ores et déjà que Lise Nougier ira loin.