L'Orchestre de Paris en repetition generale dirige par Klaus Makela le 09 juillet 2020. Philharmonie de Paris.

L’Orchestre de Paris part en rando les 17 et 18 novembre

CONCERTS – Le programme des deux concerts de l’Orchestre de Paris les 17 et 18 novembre à la Philharmonie invite au voyage. On vous dit pourquoi il ne faut pas manquer ces rendez-vous.

Baskets, bottes en caoutchouc et chaussures de rando : non, les escalators de la Philharmonie de Paris ne sont pas en panne. Pourtant, il va falloir être équipé pour assister aux deux prochains concerts de l’Orchestre de Paris, les 17 et 18 novembre. Les trois sublimes partitions qui seront jouées par la centaines de musiciens parisiens dans la grande salle Pierre-Boulez, ont toutes en commun de nous faire voyager.

Grand orchestre et cloches à vaches

La Symphonie Alpestre de Richard Strauss est pour cela extraordinaire. Le compositeur allemand adorait marcher dans les Alpes et a voulu mettre en musique les bruits et les sensations qu’il captait. Comme si l’on partait avec lui, au petit matin, la musique de cette symphonie très imagée démarre en douceur et va se transformer au long du chemin. Le vent dans les herbes, les pas sur les cailloux, les cloches à vaches (on les verra même sur scène !) jusqu’à l’orage qui gronde et la redescente rapide pour ne pas se faire rincer : on s’y croirait. C’est là toute la magie de cette partition : facile d’accès pour les auditeurs alors qu’elle est d’une formidable complexité à jouer. L’Orchestre de Paris, l’un des meilleurs orchestres de France, sera dirigé par Klaus Mäkelä, 25 ans, son directeur musical depuis un an.

Jeunesse et fougue dans la partition et la direction

A suivre une telle jeunesse, il va falloir être en forme. Pour s’échauffer, le concert commencera par Les Hébrides de Félix Mendelssohn (1809-1947). Félix était lui aussi un jeune et brillant chef d’orchestre mais il était surtout un compositeur surdoué. Suivant l’exemple de sa sœur Fanny, il apprend la musique à pas de géant. Au cours de sa vie, il voyage beaucoup pour faire entendre sa musique et trouve en Écosse l’inspiration pour cette Ouverture (petite pièce de dix minutes) qui fait référence à un archipel au nord de l’Écosse nommé Les Hébrides en Français mais Fingal’s Cave (La Grotte de Fingal) dans les pays anglo-saxons. Attention : la météo de cette partition est plutôt venteuse et pluvieuse !

Le violoncelle inspiré de Jean-Guihen Queyras

Le voyage continue mais remettez vos baskets car on reste dans le fauteuil confortable de la Philharmonie de Paris. Le Concerto pour violoncelle Tout un monde lointain de Henri Dutilleux (1916-2013) évoque un voyage virtuel et fantasmé. Il s’inspire du poème La Chevelure de Charles Baudelaire. Le narrateur se perd dans les cheveux bruns de son amant·e. Il respire cette chevelure et s’embarque pour « La langoureuse Asie et la brûlante Afrique /Tout un monde lointain, absent, presque défunt..; »

Le violoncelliste qui montera sur scène pour interprète ce Concerto est le Français Jean-Guihen Queyras. Véritable maître du violoncelle, cet artiste jovial et généreux est très demandé à l’étranger. Sa présence donne à ce concert le rayon de soleil essentiel à un bon voyage.

Les 17 et 18 novembre, 20 h 30, Philharmonie de Paris. Tarifs : de 20 à 52 euros. Réservation et informations ici.