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FESTIVAL DE SAINTES : LA PREUVE PAR TROIS

Les Bl!ndman
FESTIVAL – A plus de quarante ans, Saintes est un festival mature qui sait jouer de tous ses atouts, de la tradition à la découverte.
« A Saintes, nous ne programmons pas que des Belges ! ». Le directeur artistique, Stephan Maciejewski a toujours une formule pleine d’humour pour expliquer que la ligne du Festival de Saintes évolue. Bien sûr les Cantates de Bach du Collegium Vocale Gent sont toujours au rendez-vous et le maestro Philippe Herreweghe est sans conteste LA star de Saintes. Les billets de ses concerts s’arrachent en quelques jours mais, avec seulement trois apparitions à la tête de l’Orchestre des Champs-Elysées, du Jeune Orchestre Atlantique et du Collegium Vocale Gent, le chef ne prend pas toute la place.

Sonorités nouvelles, rencontres improbables et découvertes sont les trois cartes maîtresses du festival de musique savante. Le « Mantra » de Stockhausen, une pièce pour deux pianos et électroacoustique fera planer les auditeurs de l’Abbaye aux Dames qui passeront « sans s’en rendre compte », nous promet Stephan Maciejewski, « de la musique ancienne à cette musique qui a 40 ans ». Les pianistes Jean-François Heisser et Jean-Frédéric Neuburger seront aux claviers pour conduire cette expérience un brin mystique (le 19 juillet). De même, on ne peut imaginer l’effet sonore que donnera l’ensemble Bl!ndman (des Belges !) qui jouera de la musique médiévale avec un quatuor de saxophones (le 12). Côté rencontres, la plus improbable est celle entre le violoncelliste classique Vincent Segal et l’un des plus célèbres musiciens maliens, Balaké Sissoko (le 15 ). Mais le duo des deux grands du clavecin, Skip Sempé et Pierre hantai (le 21) sera elle aussi étonnante car le caractère de l’un est brûlant comme le feu et celui de l’autre limpide comme l’eau. Quant à la découverte, elle se glisse fréquemment dans le programme : les pépites du Manuscrit Bauyin jouées par le claveciniste Aurélien Delage, les sonates « Pathétique » et « Clair de lune » de Beethoven par Jos van Immerssel pour la première fois au piano-forte, le 5e quatuor de Philip Glass par les Diotima, « Le rendez-vous de chasse », une rareté de Rossini et une pièce de Dauprat interprétées par David Guerrier et son sextuor de cors.
Saintes (17). Du 13 au 21 juillet à l’Abbaye aux Dames, à la Cathédrale et au Gallia. De 8 à 33 euros . www.festivaldesaintes.org 05 46 97 48 48.
Et aussi :
– Concert exceptionnel du violoniste Nemanja Radulovic et de l’ONBA dirigé par Kwamé Ryan en préambule au Festival, dans les jardins de l’abbaye, entrée libre.
– Concerts « hors les murs » par les musiciens du Jeune Orchestre Atlantique : le 15 juillet à hôpital des Pèlerins de Pons, le 16 à l’Abbaye de Fondouce, le 19 au Château de la Roche-Courbon e le 21 à l’église de Rétaud. (17 h pour toutes les dates).
– Concerts et reportages sont diffusés sur grand écran, gratuitement place Bassompierre.

Article publié dans le journal Sud Ouest.

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