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Altinoglu-Korobeinikov : cocktail énergétique

CONCERT – L’auditorium accueille deux soirées symphoniques avec le pianiste Andredi Korobeinikov et le chef Alain Altinoglu.
L’Orchestre National Bordeaux Aquitaine retrouve jeudi et vendredi deux amis : le chef Alain Altinoglu et le pianiste Andrei Korobeinikov. Leur première rencontre date de 2010 aux Chorégies d’Orange : Alain Altinoglu dirigeait l’ONBA dans « Mireille » de Gounod tandis qu’Andrei Korobeinikov remplaçait Fazil Say sous la baguette de… Kwamé Ryan. De ces expériences mutuelles vient l’idée de les faire jouer ensemble pour deux soirs à l’auditorium… deux soirées qui devraient s’annoncer bouillonnantes, à l’image des caractères du chef et du pianiste.
Alain Altinoglu, brillant chef d’orchestre français, a passé le mois de mars à New-York pour diriger Faust et Othello au Metropolitan Opera. Il est déjà venu à Bordeaux diriger l’Ensemble Intercontemporain en avril 2012 et l’ONBA en octobre 2011. Sa vitalité, son énergie, son autorité étaient saluées dans ces pages. A l’époque il avait dirigé un programme débutant par « La Mer » de Debussy. Jeudi et vendredi, ce sera « Le Prélude à l’après-midi d’un faune » du même Debussy… pourquoi changer une formule qui gagne ? Si le chef s’était mis au piano pour interpréter le « Rhapsody in Blue » de Gershwin, il laisse cette fois-ci sa place à d’autres mains : celles du Russe Andrei Korobeinikov.
Le pianiste est lui aussi un phénomène. Né à Moscou il y a 27 ans, ce prodige d’intelligence est sorti brillamment à 17 ans de l’Université de Droit de Moscou, la seule qui acceptait des étudiants aussi jeunes. Parlant plusieurs langues dont l’espéranto, cet avocat spécialiste du droit de la propriété intellectuelle a finalement opté pour la carrière de… pianiste international. Le répertoire russe a naturellement sa préférence, en témoigne son disque consacré à Scriabine en 2008 et le dernier en date dédié à Chostakovitch (tous deux chez le label Mirare). A Bordeaux il jouera le Concerto pour piano n°3 de Sergeï Prokofiev, réputé pour sa vivacité. Rien de bien effrayant pour Andrei Korobeinikov : à La Roque d’Anthéron l’été dernier, il a fait preuve d’une telle énergie que le pétillant chef Fayçal Karoui a paru un peu à la traîne, c’est dire !
Jeudi 25 et vendredi 26 avril, 20 h, Auditorium, 9 cours G. Clemenceau. 8 à 35 €. 05 56 00 85 95.
Photo Korobeinikov©JeanMarcGourdon-Mirare
Article paru dans Sud Ouest.

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