Laetitia Grimaldi
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Lumière sur les compositrices de la Belle Epoque avec Laetitia Grimaldi

DISQUE – La jeune soprano française Laetitia Grimaldi propose aux côtés du pianiste israélien Ammiel Bushakevitz un disque élégant et romantique d’airs des compositrices de la Belle Epoque.

Les musiciens professionnels en début de carrière ont une chance inouïe : notre époque leur offre la possibilité de proposer dès leurs premiers enregistrements des répertoires inédits ou presque. En quelques clics dans des bibliothèques numériques, des partitions sont retrouvées après avoir été injustement oubliées par la force de l’histoire. Dans toute cette émulation autour de la redécouverte de ces œuvres portées disparues durant des décennies, on pense, évidemment à celles des compositrices.

Le premier disque de la soprano française Laetitia Grimaldi, Ombres, paru le 7 janvier sur le label BIS en est un exemple. Accompagné du pianiste israélien Ammiel Bushakevitz, elle réunit une compilation des airs piano-voix composés par des femmes de La Belle Epoque. Mel Bonis, Cécile Cheminade, Armande de Polignac et Pauline Viardot pour les plus célèbres d’entre elles, Marguerite Béclard d’Harcourt, Hélène-Frédérique de Faye-Jozin ou Juliette Folville pour les moins connues.

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Cette réunion de morceaux sentimentaux, à la fois élégante et romantique, se consacre à leurs œuvres les moins connues, poèmes et chants d’amour qui furent interprétés dans les salons parisiens de la Belle Epoque et portés aux oreilles du milieu culturel francophone. D’une voix fondante et tendre, précise et colorée, Laetitia Grimaldi rend un bel hommage à ces compositrices. Ce premier disque, original et agréable sans discontinu, s’écoute et se réécoute volontiers.

Pourquoi on aime ?
  • Pour la singularité du programme : vous irez de surprise en surprise. Un exemple ? Songe, composée par Juliette Folville sur un poème de Victor Hugo.
  • La diction précise de Laetitia Grimaldi qui nous permet d’apprécier davantage l’écoute.
Où sont les compositrices ? Notre dossier.
C’est pour qui ?
  • Les Parisien·nes enthousiastes et les amoureux·ses de La Belle Epoque. On s’y verrait bien nous, dans un salon à boire du thé avec Pauline Viardot.
  • Les poètes, qui ont de quoi se contenter : 22 pistes et tout autant de textes magnifiques.
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